Feedback positifs, engagement des nouveaux arrivants et fidĂ©lisation des collaborateurs…

Pourquoi les managers qui promeuvent un comportement proactif, en encourageant le recours au feedback, facilitent indirectement l’acceptation sociale et la loyautĂ© des nouveaux arrivants envers l’entreprise ?

La satisfaction au travail entraĂźne une diminution des dĂ©parts de nouveaux arrivants dans l’entreprise (le pouvoir du dynamisme, Chen et al., 2011). Aussi, le fait d’ĂȘtre engagé  dans son entreprise prĂ©dit une faible volontĂ© de dĂ©part, Ă  la fois au niveau de l’engagement interpersonnel (Meyer et al., 2002) qu’au niveau interpersonnel (Bentein et al., 2005).

Une Ă©tude rĂ©cente (Vandenberghe et al., 2019) apporte un Ă©clairage intĂ©ressant sur la diminution du comportement de “recherche de feedback” chez des nouveaux arrivants et sa consĂ©quence sur la diminution de l’engagement dans l’entreprise.

En effet, les recherches avaient gĂ©nĂ©ralement dĂ©crit le dĂ©clin du comportement de recherche de feedback comme une indication d’un ajustement efficace Ă  son travail, mais cette Ă©tude met en Ă©vidence un inconvĂ©nient dans ce processus : la rĂ©duction de la recherche de feed-back peut aussi affaiblir l’engagement organisationnel et nuire Ă  la fidĂ©lisation des collaborateurs.

#intelligenceemotionelle

#wellbeing

#neuroleadership

#bienetre

#positivefeedback

#TSMResearch

Voici la rĂ©fĂ©rence de l’article : Vandenberghe, C., Landry, G., Bentein, K., Anseel, F. J. C., Mignonac, K., & Roussel, P. (Accepted/In press). A dynamic model of the effects of feedback-seeking behavior and organizational commitment on newcomer turnover. Journal of Management.

https://kclpure.kcl.ac.uk/portal/en/publications/a-dynamic-model-of-the-effects-of-feedbackseeking-behavior-and-organizational-commitment-on-newcomer-turnover(cf57aa88-66ea-4ca0-aecf-19911d399a3a).html

COMMENTAIRES

David MUSSEAU Auteur

CĂ©line, Bernard que pensez-vous de ce comportement des nouveaux entrants dans l’entreprise qui recherchent un feedback auprĂšs des collĂšgues et surtout de leur manager, indispensable Ă  l’engagement et Ă  la satisfaction au travail non ?

David MUSSEAU Auteur

Bonjour pour étayer le propos un article récent dans Courrier Cadres et un sondage :

33 % des cadres ont démissionné suite à une mauvaise intégration

CĂ©line MUSIELAKPsychologue PsychothĂ©rapeute TCC – Dr en Psychologie Cognitive (Ph.D.) – Chercheuse AssociĂ©e

Bonjour David

La satisfaction au travail: mon thĂšme de mĂ©moire de Master ????! À mon petit niveau, dans le type de thĂ©rapie que je pratique ( les TCC) si j’omets les feedbacks rĂ©guliers, je prends le risque de dĂ©sengager mes patients, ils ne percevront plus le sens du travail que l’on fait donc le feedback est fondamental!

Au sein de l’entreprise et en me basant sur ma population clinique ( salariĂ©s/manageurs), j’entends bien souvent mes patients dĂ©plorer que les feedbacks restent cantonnĂ©s Ă  l’entretien annuel d’évaluation. Je trouve cela dommage car cela nĂ©glige en effet un vecteur indispensable Ă  la progression et Ă  l’engagement quand il est suivi. Toutefois cela suppose que cela soit bien fait: tenir des propos factuels, constructifs quand ils sont livrĂ©s et veiller Ă  ne pas activer des rĂ©flexes de dĂ©fense quand on les reçoit; savoir en faire des positifs valorise et savoir les recevoir renforce les bonnes volontĂ©s Ă  en faire….N’oublions pas que ces retours mettent en jeu des facteurs Ă©motionnels et psychologiques. C’est en cela que çà demeure un exercice dĂ©licat mais cela s’apprend! Donc pour rĂ©pondre Ă  ta question pour moi oui cela renforce la satisfaction au travail en donnant du sens ( le why de Sinek et de son cercle d’or…) et il y a tirer avantage pour les arrivants comme pour les autres Ă  diffuser la culture du feedback bien fait!

David MUSSEAU Auteur

Merci CĂ©line, ton commentaire est trĂšs Ă©clairant ! Je suis absolument en accord avec tes propos, l’accueil, le suivi et donc l’intĂ©gration des nouveaux arrivants est indispensable. L’intĂ©rĂȘt de l’Ă©tude de Vandenberghe (2019) porte sur le fait que de ne plus ĂȘtre Ă  un certain moment en recherche de feedback de la part des ses arrivants ne veut pas dire qu’ils sont dĂ©sormais Ă  l’aise et autonome. Au contraire, l’Ă©tude montre que cette baisse de recherche de feedback est corrĂ©lĂ©e Ă  une augmentation notable du dĂ©sengagement. J’approuve aussi ton appel Ă  une culture du feedback appropriĂ© : factuel, mesurĂ© et orientĂ© vers la recherche de solutions !! Bonne journĂ©e. La vie est belle !

CĂ©line MUSIELAK

David en phase! Cette Ă©tude est une alerte trĂšs pertinente.

Carpe diem! ????

Le harcĂšlement vertical ascendant…

Suite au post sur LinkedIn de CĂ©line MUSIELAK – Psychologue PsychothĂ©rapeute TCC – Dr en Psychologie Cognitive (Ph.D.) – Chercheuse AssociĂ©e 

Le harcĂšlement vertical ascendant... on en entend moins parler mais il existe. L’éclairage de l’observatoire Stimulus de la santĂ© psychologique au travail mĂ©rite lecture…

https://theconversation.com/lincompetence-professionnelle-et-sociale-premiere-cause-dune-mauvaise-ambiance-de-travail-114772

DAVID MUSSEAU

Bonjour CĂ©line et merci pour ce partage. En effet, des abus de la part de certains employĂ©s envers leurs supĂ©rieurs est malheureusement un problĂšme Ă  prendre en compte dans les entreprises mĂȘme s’ils sont toutefois plus marginaux que dans le sens inverse. 

Aussi pour abonder dans ce sens, Colbert et al. (2004) ont constatĂ© que le comportement dĂ©viant envers l’entreprise, sur le lieu de travail, Ă©tait plus fort chez les employĂ©s peu consciencieux ou avec une stabilitĂ© Ă©motionnelle faible et que la relation entre le soutien organisationnel perçu et le comportement anormal sur le lieu de travail interpersonnel Ă©tait plus forte chez les employĂ©s faiblement agrĂ©ables.

Dans leur Ă©tude Tuzun et al. (2017) confirment les rĂ©sultats de Colbert et al. (2004), ainsi comparativement aux individus bas en efficacitĂ© personnelle, ceux qui Ă©taient trĂšs auto-efficaces Ă©taient moins susceptibles d’adopter un comportement dĂ©viant, mĂȘme lorsqu’ils avaient des perceptions nĂ©gatives de la situation. 

Aussi, je pense Ă  un autre article de Graham et al. (2018) qui analyse les traits de dominance des superviseurs et employĂ©s. Ils ont montrĂ© que mĂȘme des managers avec un faible niveau de dominance pouvaient se livrer Ă  des comportements abusifs, et plus particuliĂšrement avec les employĂ©s avec des traits de dominance Ă©levĂ©. Leurs rĂ©sultats suggĂšrent que les employĂ©s avec des traits de haute dominance sont susceptibles de gĂ©nĂ©rer  des abus Ă  la suite d’un conflit de relations que ce soit avec des managers Ă  faible ou Ă  haute dominance.

Aussi des travaux rĂ©cents ont suggĂ©rĂ© que mĂȘme les superviseurs qui ne sont pas nĂ©cessairement enclins Ă  ĂȘtre abusifs pourraient s’en prendre impulsivement aux suiveurs provocants et frustrants (par exemple, Liang et al., 2016; Mawritz et al., 2017).

CELINE MUSIELAK

Bonjour David et un grand merci pour ces rĂ©fĂ©rences! TrĂšs trĂšs intĂ©ressante cette Ă©tude de Tuzul et al. (2017). Je suis en train d’analyser mes donnĂ©es d’une recherche dont le cadre thĂ©orique est le modĂšle intĂ©gratif et multifactoriel de Bruchon-Schweitzer en psychologie de la santĂ©. Je suppose que tu connais… et je constate que les conclusions de Tuzul et al. s’intĂšgrent parfaitement dedans. Le sentiment d’auto-efficacitĂ© associĂ© au soutien social perçu agit logiquement comme modĂ©rateur et permet des stratĂ©gies de coping plus fonctionnelles pour faire face Ă  une situation stressante! Un grand merci Ă  toi d’étayer ma revue de littĂ©rature ????

DAVID MUSSEAU

Bonjour CĂ©line, ravi d’avoir pu aider. Je ne connais pas particuliĂšrement le modĂšle de Bruchon-Schweitzer mais plutĂŽt le Transactional Model of Stress and Coping (Lazarus and Folkman, 1984, problem-focused and emotion-focused). Dans un environnement de recherche plus axĂ© sur les relations de travail (Organizational Behavior), j’apprĂ©cie les travaux de Neal M. Ashkanasy. Aussi, un ouvrage trĂšs complet sur le coping est celui-ci : Perrewe, P. L., & Ganster, D. C. (2010). New developments in theoretical and conceptual approaches to job stress. Bingley: Emerald.

Bonne journée. La vie est belle !

Références :

Colbert, A. E., Mount, M. K., Harter, J. K., Witt, L. A., & Barrick, M. R. (2004). Interactive Effects of Personality and Perceptions of the Work Situation on Workplace Deviance. Journal of Applied Psychology, 89(4), 599–609.

Graham, K. A., Mawritz, M. B., Dust, S. B., Greenbaum, R. L., & Ziegert, J. C. (2018). Too many cooks in the kitchen: The effects of dominance incompatibility on relationship conflict and subsequent abusive supervision. The Leadership Quarterly.

Liang, L. H., Lian, H., Brown, D. J., Ferris, D., Hanig, S., & Keeping, L. M. (2016). Why are abusive supervisors abusive? A dual-system of self-control model. Academy of Management Journal, 59, 1385–1406.

Mawritz, M. B., Greenbaum, R. L., Butts, M. M., & Graham, K. A. (2017). I just can’t control myself: A self-regulation perspective on the abuse of deviant employees. Academy of Management Journal, 60, 1482–1503.

Tuzun, I. K., Çetin, F., & Basım, H. N. (2017). Deviant employee behavior in the eyes of colleagues: the role of organizational support and self-efficacy. Eurasian Business Review, 7(3), 389–405.

Comment l’injustice au travail rend malade
?

Mise à jour 13/07/19 suite à la parution dans le journal Le Monde :

https://www.lemonde.fr/emploi/article/2019/07/04/l-injustice-au-travail-pourrait-favoriser-les-troubles-musculo-squelettiques-tms_5485178_1698637.html

http://magazine.ut-capitole.fr/comment-l-injustice-au-travail-rend-malade–762831.kjsp

Les consĂ©quences sur la santĂ© physique de l’injustice perçue au travail constituent un domaine de recherche important mais sous-explorĂ©.

Caroline Manville et ses collĂšgues ont apportĂ© des Ă©lĂ©ments supplĂ©mentaires Ă  la comprĂ©hension de l’injustice au travail et ses effets sur la santĂ© des employĂ©s.

L’étude 1 a montrĂ© que la Justice Organisationnelle avait une relation nĂ©gative avec les TMS par le biais d’une diminution des troubles liĂ©s au sommeil. En utilisant un Ă©chantillon d’employĂ©s dans des maisons de retraite pour personnes ĂągĂ©es, l’étude 2 a Ă©tendu ces rĂ©sultats en montrant que la relation Justice Organisationnelle / Troubles Musculo-Squelettiques est induite de maniĂšre sĂ©quentielle par des troubles du sommeil et un Ă©puisement Ă©motionnel.Comment l’injustice au travail rend malade
?

Les consĂ©quences sur la santĂ© physique de l’injustice perçue au travail constituent un domaine de recherche important mais sous-explorĂ©.

Caroline Manville et ses collĂšgues ont apportĂ© des Ă©lĂ©ments supplĂ©mentaires Ă  la comprĂ©hension de l’injustice au travail et ses effets sur la santĂ© des employĂ©s.

L’étude 1 a montrĂ© que la Justice Organisationnelle avait une relation nĂ©gative avec les TMS par le biais d’une diminution des troubles liĂ©s au sommeil. En utilisant un Ă©chantillon d’employĂ©s dans des maisons de retraite pour personnes ĂągĂ©es, l’étude 2 a Ă©tendu ces rĂ©sultats en montrant que la relation Justice Organisationnelle / Troubles Musculo-Squelettiques est induite de maniĂšre sĂ©quentielle par des troubles du sommeil et un Ă©puisement Ă©motionnel.

COMMENTS ON LINKEDIN – Article postĂ© le 12/04/19

1) Bernard Anselem  (Médecin auteur consultant conférencier neuropsychologie. Optimiser votre cerveau prise de décision émotion changement)

Merci David,  C’est un phĂ©nomĂšne bien connu en pathologie : l’effet du stress chronique sur l’organisme. Mais cette Ă©tude, Ă  la frontiĂšre entre sociologie, psychologie et mĂ©decine est intĂ©ressante car elle montre des liens directs sur le lieu de travail, entre santĂ© et situations douloureuses chroniques.

ComplĂštement d’accord avec l’explication dĂ©taillĂ©e de CĂ©line MUSIELAK Ă  travers le stress chronique. Un stress aigu est bien gĂ©rĂ© par l’organisme par une sĂ©crĂ©tion temporaire de cortisol ,destinĂ©e Ă  mobiliser les ressources Ă©nergĂ©tiques de l’organisme. Mais une situation d’injustice chronique crĂ©e un dĂ©sĂ©quilibre qui finit par Ă©puiser l’organisme tant au niveau physique que mental.

Un dernier point : les  solutions de travail personnel de prise de distance que nous prĂŽnons largement en neuropsychologie, ne sont  que peu opĂ©rantes si les situations d’injustices se rĂ©pĂštent quotidiennement. L’usure et l’Ă©puisement finissent par s’imposer si une solution Ă  long terme n’est pas mise en place.

Bertrand Meunier  (Conseil Formation Conférence en Management & Relations Sociales, Décodeur des Comportements Humains & Systémiques)

Merci Bernard Anselem pour cette prĂ©cision, car il est trop facile de culpabiliser les victimes de troubles physiques ou psychiques en entreprise au nom des pouvoirs de la psychologies positives. En effet, lorsque l’organisation du travail  intĂšgre les ingrĂ©dients toxiques et source de stress chronique, l’entreprise doit aussi assumer sa part de responsabilitĂ© et prendre les mesures qui s’imposent pour Ă©radiquer le mal-ĂȘtre des collaborateurs.

David MUSSEAU – Auteur – (BOOST YOUR TALENT! Comment sublimer vos organisations ? #Neuro #Leadership #Emotions #TSM Research CNRS UMR 5303 #DoctoralStudent #OB)

GĂ©nial ! Merci encore pour ces prĂ©cisions Bernard et ces remarques pertinentes Bertrand. J’effectue d’ailleurs des recherches en ce moment sur ces problĂ©matiques. Le coĂ»t pour les organisations est trĂšs important aux niveaux de la performance, de l’implication des personnes, des comportements de vengeance en retour, etc.

L’injustice pratiquĂ©e par l’organisation et par le superviseur mĂšnent Ă  des conduites dĂ©viantes au travail (Berry et al., 2007; Bodankin et Tziner, 2009; Cohen-Charash et Mueller, 2007; Dilchert et al., 2007; Levy et Tziner, 2011) et Ă  des comportements de travail contre-productifs (Cohen-Charash et Mueller, 2007; Ho, 2012; Levine, 2010).

Ces comportements incluent le vol, le sabotage, la mise en retrait, le harcĂšlement, etc. (Bennett et Robinson, 2000; Gruys et Sackett, 2003; Robinson et Bennett, 1995; Spector et al., 2006).

Et sont dirigĂ©s contre l’organisation elle-mĂȘme ou ses membres, les employĂ©s et la direction, et sont donc gĂ©nĂ©ralement coĂ»teux pour les individus et les organisations (Bennett et Robinson, 2003).

Il est urgent pour toutes les organisations de faire un audit de ces pratiques pour les juguler et surtout apporter du soutien et de l’accompagnement humain et bienveillant.

Bernard Anselem

passionnant , merci  David pour ces références  précieuses !

Bertrand entiĂšrement d’accord avec vous pour l’action sur les organisations, c’est essentiel et il y a du travail Ă  faire ! Mais Ă  mon avis il ne faut pas opposer les 2 dĂ©marches, : si l’action sur soi ne peut pas grand chose pour corriger une organisation anxiogĂšne, Ă  l’inverse une mauvaise gestion de ses Ă©motions peut amplifier une souffrance Ă  travers des ruminations inutiles et toxiques ou par l’intermĂ©diaire de dĂ©gradation des rapports entre collĂšgues.  Les 2 dĂ©marches me semblent donc complĂ©mentaires et non pas opposĂ©es.

Bertrand Meunier

David MUSSEAU je vous soutiens dans cette dėmarche.

C’est la mĂ©connaissance du fonctionnement de l’ĂȘtre humain qui a menĂ© Ă  toutes ces dĂ©rives.

On observe trop souvent des solutions qui portent directement sur les symptĂŽmes des problĂšmes (eg dĂ©sengagements => process/objectifs individuels, baisse de performance Ă©co => licenciements), alors que certains besoins humains fondamentaux sont nĂ©gligĂ©s, voire mis Ă  mal (justice, reconnaissance, autonomie…). Les consĂ©quences systĂ©miques sont terribles et amplifiĂ©es comme le montre le niveau d’engagement reportĂ© par Gallup (6% en France !?). L’impact du stress chronique est d’ailleurs dĂ©sastreux Ă  tous les niveaux car il dĂ©grade la santĂ©, les capacitĂ©s cognitives, le collectif, la crĂ©ativitĂ©, bloque les prises de dĂ©cision


David MUSSEAU Auteur

Je ne peux qu’abonder dans votre sens Bertrand. Un sujet urgent et d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral !! Besoin d’accompagnement des managers et des leaders. Comment penser que cette prise en compte et ce changement se fasse sans un engagement et une conviction des dirigeants et du top management ?!

Bertrand Meunier  

Bernard Anselem, bien entendu ! Mais je souligne qu’il y a un certain opportunisme au niveau des entreprises Ă  profiter des recherches en psychologie cognitive et comportementale pour se dĂ©charger de leur responsabilitĂ©. Celui qui flanche en premier peut alors ĂȘtre identifiĂ© comme quelqu’un de trop fragile, inadaptĂ©, qui ne sait pas gĂ©rer ses Ă©motions, alors que souvent il reprĂ©sente juste la partie Ă©mergĂ© d’un iceberg de mal-ĂȘtre collectif que les directions ne veulent pas voir.

Qui dit complĂ©mentaritĂ©, dit partage des responsabilitĂ©s, et jusqu’Ă  prĂ©sent, je n’ai malheureusement pas vu de recherche Ă©tudiant prĂ©cisĂ©ment cette frontiĂšre… Le corps mĂ©dical qui pourtant est bien placĂ© pour observer ces dĂ©rives est d’ailleurs une des premiĂšres victimes de ces organisations Ă  bout de souffle. Cela doit tous nous interpeler


Bernard Anselem  

D’oĂč l’intĂ©rĂȘt de cet article mis en avant par David 


CĂ©line MUSIELAK (Psychologue PsychothĂ©rapeute TCC – Dr en Psychologie Cognitive (Ph.D.) – Chercheuse AssociĂ©e)

David top les références! Je vais pouvoir distribuer les infos ????

2) David Budziak (Etre un acteur de la PrĂ©vention et de l’amĂ©lioration de la QualitĂ© de Vie au Travail)

Merci David pour cet article trĂšs intĂ©ressant ! Ces conclusions permettent de dĂ©montrer une fois de plus que la prĂ©vention des risques psychosociaux ne doit pas ĂȘtre prise Ă  la lĂ©gĂšre. C’est un enjeu de santĂ© publique. Il faut absolument faire Ă©voluer les mentalitĂ©s au sein de l’entreprise et ne plus considĂ©rer le sujet de la prĂ©vention comme une contrainte mais plutĂŽt comme une opportunitĂ© de concilier performance Ă©conomique et performance sociale. Les contraintes sur l’entreprise se font par le biais de la loi ou le code du travail mais Ă  mon sens il n’y a pas vĂ©ritablement d’obligation de rĂ©sultat. EspĂ©rons ‘avec le futur projet de loi portĂ© par Charlotte LECOCQ que le sujet de la prĂ©vention soit enfin pris au sĂ©rieux.

David MUSSEAU Auteur

Merci David pour votre avis ! En effet, les contraintes  ne sont pas efficaces et l’encouragement et l’accompagnement peuvent permettre de plus profonds et pĂ©rennes changements. Bonne journĂ©e

David Budziak  

Merci David ! Excellente journée à vous aussi

3) Audrey Michel  (Déléguée Assurance Maladie)

Merci pour ce partage qui est d actualitĂ©…Il existe encore beaucoup de gens qui n imaginent pas  les consĂ©quences des injustices qu ils cautionnent sur les personnes entiĂšres… Je fais partie de ces personnes trop “entiĂšres” et je comptabilise Ă  ce jour 2 maladies auto-immunes issues du rapport Ă  l injustice dont j ai Ă©tĂ© tĂ©moin au sein de mon travail et Ă  l Ă©chelle de la population. Je quitte mon poste dans 2 semaines car j ai eu la chance de pouvoir rejoindre une entreprise qui met et donne DU SENS dans ses actions et ses projets.J ai hĂąte.

Merci pour ce partage.

David MUSSEAU Auteur

Merci, bravos pour votre courage et je vous souhaite de l’Ă©panouissement dans cette nouvelle aventure !

Yvan Combes – YCCM Âź  (???? Coach Neuro-Trainer – Formateur – AccĂ©lĂ©rateur de prise de conscience – Catalyseur de Solutions Individuelles et d’Equipe – “Super-Viseur” Âź de Coachs, Dirigeants/Managers ????Auteur PCP3R????)

Audrey… si je peux me permettre en lisant votre commentaire… plus que l’entreprise dont vous dites qu’elle met et donne du sens Ă  ses actions… ????

J’aimerais… si vous me le permettez… mettre en lumiĂšre que plus que l’entreprise que vous avez trouvĂ©… VOUS… et en tout premier VOUS … avez voulu mettre et donner du sens Ă  VOTRE action … en mettant de cĂŽtĂ© ce que vous ne vouliez plus… et en allant chercher ce qui vous convenait… ! ????

VOUS avez su Ă©couter et lire vos « symptĂŽmes » pour aller vers ce qui va vous permettre d’ĂȘtre « alignĂ©e »…  et peut-ĂȘtre lĂ  se trouve le plus important… non ?

Bon courage à vous et merci à vous pour vÎtre témoignage


Audrey Michel  

Yvan Combes – YCCM Âź oui… Mais il m aura fallu presque 7 ans. On dit que Choisir c est Renoncer mais finalement Choisir c est aussi Avancer.

Avancer vers soi c est sortir de sa zone d inconfort pour retrouver l harmonie de la vie que l on choisit.

Merci à tous pour votre bienveillance, je vous souhaite aussi le meilleur !

Et oui La vie est Belle David MUSSEAU ! ????

Yvan Combes

Audrey…  on pourrait penser que certains-es  ni arrivent jamais… aussi 7 ans finalement… ????

4) Yvan Combes – YCCM Âź

Merci Ă  vous David d’avoir partagĂ© sur ce sujet… et en mĂȘme temps merci Ă  tous qui ont animĂ© ce post par leurs contributions… Bernard Anselem… CĂ©line MUSIELAK… Audrey Michel… Bertrand Meunier…

Pour revenir au sujet…la mĂ©decine Chinoise a essayĂ© d’éclairer une partie de ces phĂ©nomĂšnes en liant les diffĂ©rents organes …. Ă  diffĂ©rentes Ă©motions … selon des cycles d’alimentation et/ou de contrĂŽle … influant les uns sur les autres….

Autant de formidables clĂ©s de comprĂ©hension… ????????

Yvan Combes – YCCM Âź  

Cf : les 5 Ă©lĂ©ments… le baromĂštre Émotionnel..,

Audrey Michel  

Yvan Combes – YCCM ÂźMerci pour ces informations trĂšs intĂ©ressantes.

David MUSSEAU Auteur

Merci Yvan, l’apprentissage des mĂ©decines chinoises, ayurvĂ©diques, ou d’autres non conventionnelles peut permettre une approche diffĂ©rente de nos maux… bonne soirĂ©e

Yvan Combes – YCCM Âź

David MUSSEAU … l’idĂ©e pourrait ĂȘtre plutĂŽt que de proposer des MĂ©decines les unes Ă  cĂŽtĂ© des autres….

une « mĂ©decine globale » qui puisse accompagner la personne globalement au niveau Physique – Mental – Émotionnel…  pour lui permettre de trouver un Ă©quilibre… Ă©nergĂ©tique… ????????

5) PSY-CHI-ART-RIRE Concept – Partage  (Innovons ensemble)

Merci infiniment. En plein dans la tourmente et oui pas Ă©vident Ă  vivre

David MUSSEAU Auteur

Merci PSY-CHI-ART-RIRE Concept – Partage et bon courage !

PSY-CHI-ART-RIRE Concept – Partage  

David MUSSEAU  Merci

6) Laurent Omari (Ergonome spécialisé en organisation du travail TMS RPS et santé mentale)

Bonsoir Ă  vous tous,

Afin d approfondir ce poste il me semble intĂ©ressant de citer l Ɠuvre de CHRISTOPHE DEJOURS, un psychiatre, psychanalyste, ergonome et professeur de psychologie français, spĂ©cialiste en psychodynamique du travail et en psychosomatique,

Pour l avoir pris comme auteur dans le cadre de mes études et avoir eu la chance de le rencontrer, je vous invite à lire son travail :

– par exemple :

Souffrance en France – La banalisation de l’injustice sociale,

Le facteur humain,  Etc………

Ses axes de recherches sont l’Ă©cart entre travail prescrit et travail effectif, la souffrance au travail, les mĂ©canismes de dĂ©fense contre la souffrance, la souffrance Ă©thique, et la question centrale du travail’

Est ce une  Source d épanouissement ou de souffrance ?

David MUSSEAU Auteur

Merci Laurent, je n’oublie pas Christophe Dejours car j’apprĂ©cie son travail et il est incontournable 😉

L’intĂ©rĂȘt de l’étude de Caroline Manville et ses collĂšgues se porte sur la notion de justice et les consĂ©quences en cas de manque. De nouvelles Ă©tudes longitudinales (sur une pĂ©riode longue) sont en cours sur ce mĂȘme sujet.

Bonne soirée

7) jacky noblecourt  (coach)

Tels que l’affirme , par exemple Jhon Rawls dans «  SphĂšres de justice .. » de ce qu’il caractĂ©rise , entre autre par . » l’insolence de la charge . » …????????

David MUSSEAU Auteur

Oui merci jacky pour votre référence à Rawls. Bonne soirée

8) Léda Rojas  (Cadre technique et administratif)

Merci pour ce partage…je suis complĂštement d’accord! Parfois il suffirait de peu de choses pour Ă©viter de telles consĂ©quences…ĂȘtre Ă©coutĂ© par sa hiĂ©rarchie, cesser de rĂ©duire les moyens au dĂ©triment des salariĂ©s investis qui subissent et finalement rejettent un mĂ©tier pour lequel ils ont pourtant la vocation


David MUSSEAU Auteur

Merci LĂ©da, en effet il ne faut parfois pas grand chose. Échanger les points de vue et entendre ceux des autres pour changer ensemble peuvent suffire souvent mais ĂȘtre Ă©coutĂ© n’est pas suffisant faut-il encore ĂȘtre entendu… l’intelligence Ă©motionnelle est un ensemble d’habiletĂ©s qui peut permettre aux managers comme aux employĂ©s de percevoir les diffĂ©rentes Ă©motions, de les comprendre et surtout de les gĂ©rer ou rĂ©guler pour soi et pour les autres. Bonne soirĂ©e

9) Julian FERRARY (International Market Manager SEQENS)

Le sentiment d’injustice ou l’injustice font partie du quotidien de milliards d’individus … On peut aussi la vivre comme un challenge Ă  relever … qui nous rendra plus fort … pour un avenir plus juste … Mais il est certain qu’il faut fuir les managers qui ont des comportements discriminatoires … Et il en existe de plus en plus …  

David MUSSEAU Auteur

Bonjour et merci Julian pour votre commentaire.

11) MichÚle REGNIER  (Médecin spécialiste en santé au travail. Auditrice IHEDN.)

C’est tout Ă  fait exact, la frustration induite par la notion d’injustice gĂ©nĂšre des troubles somatiques majeurs. L’analyse approfondie faite par le mĂ©decin du travail dans le milieu de travail pourrait ĂȘtre davantage exploitĂ©e comme une source d’investigation sur le lien de causalitĂ© entre pathologie et facteurs dĂ©clencheurs dans un objectif de prĂ©vention secondaire ou tertiaire Ă  dĂ©faut de primaire.

David MUSSEAU Auteur

Merci MichĂšle, ces propositions sont trĂšs intĂ©ressantes. Le diagnostic est important mais n’oublions pas l’accompagnement et la formation des managers. Bon dimanche la vie est belle !

12) Laure Pavier (Chef de service)

Je suis tout Ă  fait d’accord, cette Ă©tude thĂ©orise et participe Ă  dĂ©montrer  ce que vivent beaucoup de personnes sur leur lieu de travail. La charge de travail et l’investissement sont beaucoup plus supportables, quand on a la reconnaissance et surtout quand les exigences et les manifestations de reconnaissance  sont les mĂȘmes pour tous les collaborateurs… Sans ça, le sentiment d’injustice devient trop prĂ©sent, voire pesant et effectivement le corps s’épuise…le risque est de perdre les personnes les plus motivĂ©es et investies, d’oĂč l’intĂ©rĂȘt en tant que manager, d’ĂȘtre vigilant sur ces questions, pour le bon fonctionnement et la pĂ©rennisation de la qualitĂ© d’une organisation. Merci.

David MUSSEAU Auteur

Merci Laure ! C’est tout Ă  fait vrai que l’impact de la non-reconnaissance et de l’injustice sont dĂ©sastreux Ă  des niveaux multiples : personnels, interpersonnels et organisationnels. Bon dimanche.

La vie est belle !

13) guy SCHOUMACKER  (PDG chez URBAME)

Quel est l’employeur qui serait assez inconscient pour favoriser, en pleine connaissance de cause, des collaborateurs dĂ©ficients au dĂ©triment des plus impliquĂ©s et, ce faisant, commettrait non seulement une injustice objective, mais un suicide programmé ?

Et s’il s’agit d’un simple sentiment subjectif issu d’une perception tronquĂ©e de sa situation par le salariĂ©, alors la question se pose pour ledit salariĂ© de savoir si l’entreprise est censĂ©e ĂȘtre un objet de contribution productive rĂ©munĂ©rĂ©e ou bien un vĂ©hicule pour ses Ă©tats d’Ăąme ?

Ne mélangeons pas tout !

David MUSSEAU Auteur

Bonjour guy et merci pour votre commentaire. Cependant, je ne comprends pas votre analyse. Il ne s’agit en effet aucunement de favoriser une personne moins « impliquĂ©e » qu’une autre plus. Il s’agit ici de comprendre le lien entre l’injustice organisationnelle et l’état de santĂ© psychologique et aussi physique (Troubles Musculo-Squelettiques) pour les employĂ©s, les managers etc. Il ne s’agit aucunement de perception mais d’avoir ainsi une mesure de santĂ© objective concernant les TMS, effectuĂ©e par des Ă©pidĂ©miologistes, des ergonomes, un psychologue du travail, une pharmaco-Ă©pidĂ©miologiste et des mĂ©decins du travail.

Bon dimanche. La vie est belle !

guy SCHOUMACKER  

Bonjour Monsieur Musseau,

Il me semble que si chacun retrouvait le sens du travail et l’exigence personnelle que cela requiert, la psychologie s’en porterait infiniment mieux

Excellente semaine

David MUSSEAU Auteur

Merci pour ce complĂ©ment, en effet l’implication et l’engagement des personnes dans les organisations est essentielle mais elle ne dĂ©pend malheureusement pas que d’un bon sentiment ou d’une bonne intention… des facteurs personnels, interpersonnels et organisationnels viennent les influencer. Des modĂšles sur la motivation comme la Self-determination Theory (Deci et Ryan, 2000 ou GagnĂ© et Deci, 2005) viennent trĂšs bien alimenter cette rĂ©flexion. Bonne semaine.

14) CĂ©line MUSIELAK (Psychologue PsychothĂ©rapeute TCC – Dr en Psychologie Cognitive (Ph.D.) – Chercheuse AssociĂ©e)

TrĂšs intĂ©ressant David merci du partage! Le sentiment d’injustice induit un stress et on sait que la rĂ©ponse au stress met en jeu Ă  la fois le systĂšme nerveux central, vĂ©gĂ©tatif, endocrinien et immunitaire et que ces systĂšmes agissent en rĂ©seau… donc oui cette Ă©tude est une pierre de plus qui permet d’éclaircir Ă  mon sens le rĂŽle du stress et des facteurs psychosociaux d’origine professionnelle sur les TMS!

David MUSSEAU Auteur

Merci CĂ©line pour tes complĂ©ments ! Toujours un plaisir de te lire. À bientĂŽt. La vie est belle !

Céline MUSIELAK  

David merci, c’est trùs gentil à toi! Carpe idem ????

15) David MUSSEAU Auteur

BOOST YOUR TALENT! Comment sublimer vos organisations ? #Neuro #Leadership #Emotions #TSM Research CNRS UMR 5303 #DoctoralStudent #OB

Travailler dans un environnement abusif peut engendrer des sentiments de honte, de peur et de colĂšre, ainsi que de mĂ©fiance ET de perception d’injustice (Lim et al. 2008).

Heureusement, des personnes (managers, top-managers, CEO et bien sĂ»r des employĂ©s) de plus en plus nombreuses dans les entreprises ou organisations contribuent, grĂące Ă  leur capacitĂ©s cognitives mais aussi leurs habilitĂ©s Ă©motionnelles, au dĂ©veloppement et Ă  l’Ă©panouissement des femmes et des hommes qui les constituent.

J’ai eu des questions sur le sujet de la loyautĂ©. Alors qu’en est-il de la loyautĂ©, ce dĂ©vouement ou allĂ©geance Ă  un groupe, Ă  une personne ou Ă  une cause ? La loyautĂ© est un trait de caractĂšre trĂšs prisĂ© des employeurs et des employĂ©s. Toutes les Ă©quipes, ainsi que les organisations, se lient ou se brisent Ă  cause de la loyautĂ©. La loyautĂ©, la confiance et l’engagement sont en effet le ciment qui unit les relations

voir par exemple: Fehr, R., Yam, K. C. (Sam), & Dang, C. (2015). Moralized Leadership: The Construction and Consequences of Ethical Leader Perceptions. Academy of Management Review, 40(2), 182–209. https://doi.org/10/gfgwrr

16) David MUSSEAU

Voici la rĂ©fĂ©rence de l’article :

Manville, C., Akremi, A. E., Niezborala, M., & Mignonac, K. (2016). Injustice hurts, literally: The role of sleep and emotional exhaustion in the relationship between organizational justice and musculoskeletal disorders. Human Relations, 69(6), 1315–1339. https://doi.org/10/f8p4p8

17) David MUSSEAU Auteur

Qu’en pensez-vous Bernard ?