Apprendre des luttes des autres (non-blancs) – Learning from other (non-white) struggles

Apprendre des luttes des autres (non-blancs)

Learning from other (non-white) struggles

Julia Steinberger – Feb 24, 2019 – Traduction française (DHM)

https://jksteinberger.medium.com/learning-from-other-non-white-struggles-74cb5651099b

Cet article est une rĂ©ponse personnelle Ă  l’article rĂ©cent de Mary AnnaĂŻse Heglar, “Sorry, Y’all, but Climate Change Ain’t the First Existential Threat”, alors lisez-le d’abord.

https://zora.medium.com/sorry-yall-but-climate-change-ain-t-the-first-existential-threat-b3c999267aa0

Dans sa conclusion, elle déclare :

Alors, la prochaine fois que vous voudrez â€œĂ©duquer” les communautĂ©s de couleur sur le changement climatique, rappelez-vous qu’elles ont encore plus Ă  vous apprendre sur la construction de mouvements, sur le courage, sur la survie.

Mary AnnaĂŻse a reçu de nombreux commentaires en rĂ©ponse, y compris des demandes qu’elle produise, comme sur un plateau, ces idĂ©es dont le mouvement climatique/Ă©cocide a besoin. Ce n’est catĂ©goriquement pas son travail, mais peut-ĂȘtre puis-je aider. Je suis blanche. Je viens d’un milieu privilĂ©giĂ©. Mais je suis aussi Ă  moitiĂ© juive, et ma famille du cĂŽtĂ© de mon pĂšre (d’origine allemande) sont des survivants de l’Holocauste. J’ai des parents qui ont Ă©tĂ© assassinĂ©s Ă  Auschwitz. Ma mĂšre (amĂ©ricaine) est une antiraciste dĂ©vouĂ©e et Ă©tait une dirigeante de la NAACP Ă  son universitĂ©. Alors peut-ĂȘtre en consĂ©quence, enfant, j’ai beaucoup lu sur les luttes : la rĂ©sistance (juive et socialiste pendant la Seconde Guerre mondiale), l’abolitionnisme, l’anti-sĂ©grĂ©gation, l’indĂ©pendance irlandaise, l’anti-apartheid, l’anti-colonialisme, le post-colonialisme, le fĂ©minisme… et j’ai continuĂ© Ă  lire depuis. Voici donc mes leçons tirĂ©es de la lecture d’autres luttes, principalement non-blanches. Les vĂŽtres pourraient ĂȘtre diffĂ©rentes, mais vous devez commencer Ă  lire et Ă  apprendre. Ces leçons sont pas optionnelles : elles concernent le meilleur et le pire de l’humanitĂ©.

Leçon 1 – Avoir raison ne suffit pas : pour gagner, nous devons nous battre

“L’imprĂ©paration des classes Ă©duquĂ©es, le manque de liens pratiques entre elles et la masse du peuple, leur paresse et, disons-le, leur lĂąchetĂ© au moment dĂ©cisif de la lutte entraĂźneront des accidents tragiques.” ― Frantz Fanon, Les DamnĂ©s de la terre

La leçon 1 est peut-ĂȘtre la plus importante pour le mouvement climatique. L’histoire que nous apprenons Ă  l’école est stĂ©rilisĂ©e, aseptisĂ©e, rendue sĂ»re pour nos dirigeants : ceux qui sont actuellement au pouvoir. La principale façon dont l’histoire est aseptisĂ©e est de prĂ©senter le progrĂšs, en particulier le progrĂšs fondĂ© scientifiquement (comme “tous les ĂȘtres humains naissent Ă©gaux”), comme automatique, inĂ©vitable, lentement mais sĂ»rement et certainement en mouvement. C’est une vision dangereuse de l’histoire, et il faut impĂ©rativement la dĂ©sapprendre si nous voulons faire de rĂ©els progrĂšs.

Selon cette vision de l’histoire, les maux et les outrages du passĂ©, tels que l’esclavage, ne sont que de simples aberrations temporaires de la dĂ©raison ou du manque d’illumination. Les gens avaient des esclaves, haĂŻssaient les Juifs, discriminaient les Noirs, etc., parce que, d’une maniĂšre ou d’une autre, ils ne les connaissaient tout simplement pas assez. Une fois qu’ils ont Ă©tĂ© (poliment) informĂ©s de l’erreur de leurs voies, ils se sont lentement mais sĂ»rement rĂ©formĂ©s, et c’est ainsi que la marche de l’histoire fonctionne, et qu’avec le temps, nous obtenons de meilleures sociĂ©tĂ©s. Quand je le dis aussi brutalement, il est Ă©vident que cette vision de l’histoire est fausse. Mais c’est toujours ainsi que la plupart des militants blancs et des climatologues voient le mouvement climatique : comme un mouvement dont le rĂŽle est principalement d’informer d’une erreur, afin que la marche de la raison et de l’illumination puisse reprendre son cours lĂ©gitime et automatique.

Rien ne pourrait ĂȘtre plus Ă©loignĂ© de la rĂ©alitĂ©. Rien ne pourrait ĂȘtre plus dangereux comme vision du monde. Le mouvement pour arrĂȘter le changement climatique et les crises Ă©cologiques n’est pas simplement un mouvement pour informer (poliment, rappelez-vous) les pouvoirs en place, et leur laisser (poliment) le soin de s’en occuper. C’est un combat Ă  mort (le leur, celui des industries des combustibles fossiles et de leurs amis – ou le nĂŽtre, l’humanitĂ©, nos enfants, d’innombrables autres ĂȘtres vivants). Ceux qui sont au pouvoir bĂ©nĂ©ficient de la situation actuelle et n’ont aucune incitation Ă  changer. Le simple fait d’ĂȘtre conscient du changement climatique en tant que rĂ©alitĂ© scientifique ne suffira PAS. Plus tĂŽt nous rĂ©aliserons que nous sommes confrontĂ©s Ă  une vĂ©ritable lutte sociale, politique et Ă©conomique, mieux ce sera. J’en ai parlĂ© un peu ici : “DĂ©rĂšglement climatique, capitalisme et dĂ©mocratie.”

Pour terminer cette leçon, voici le passage d’un classique de Frederick Douglass. Lisez-le, apprenez-le, imprĂ©gnez-vous-en, vivez-le.

“S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrĂšs. Ceux qui prĂ©tendent favoriser la libertĂ© et qui dĂ©prĂ©cient l’agitation sont des hommes qui veulent des rĂ©coltes sans labourer le sol. Ils veulent la pluie sans le tonnerre et les Ă©clairs. Ils veulent l’ocĂ©an sans le rugissement terrible de ses nombreuses eaux. Cette lutte peut ĂȘtre morale, ou elle peut ĂȘtre physique, ou elle peut ĂȘtre Ă  la fois morale et physique, mais ce doit ĂȘtre une lutte. Le pouvoir ne concĂšde rien sans une revendication. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais.”

 

Leçon 2 – L’opprimĂ© voit l’oppresseur mieux qu’il ne se voit lui-mĂȘme

“La prescription du remĂšde correct dĂ©pend d’une analyse rigoureuse de la rĂ©alitĂ©.” ― NgĆ©gÄ© wa Thiong’o, DĂ©coloniser l’esprit : La politique de la langue dans la littĂ©rature africaine

La leçon 2 est importante pour le mouvement climatique, car nous venons souvent de sociĂ©tĂ©s, de cultures, de classes sociales, d’ethnies et/ou de castes privilĂ©giĂ©es, ce qui signifie que nous avons bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’oppression des autres : notre chance dans la vie a Ă©tĂ© construite sur la malchance (dĂ©libĂ©rĂ©ment organisĂ©e et conçue) de beaucoup d’autres. [Bien sĂ»r, souvent, les opprimĂ©s dĂ©pendent aussi de la survie des autres pour leur survie – ce n’est pas le propos. Ce n’est pas un concours de puretĂ©, c’est une leçon pour voir nos sociĂ©tĂ©s pour ce qu’elles sont vraiment.] Ce n’est pas une leçon agrĂ©able Ă  apprendre, et souvent la rĂ©action est, en quelque sorte comprĂ©hensible, le dĂ©ni de diverses sortes, comme “Je n’ai jamais personnellement opprimĂ© personne” ou “Je suis une personne entiĂšrement mĂ©ritocratique qui ne dĂ©pend de personne ni de rien ni de la sociĂ©tĂ© industrielle de quelque maniĂšre que ce soit” ou “J’ai des aspects de mon identitĂ© ou de mon expĂ©rience qui ont Ă©galement Ă©tĂ© opprimĂ©s, donc je suis au-dessus de toute critique ou rĂ©flexion sur ce sujet.” Je vais supposer que mes lecteurs sont adultes et ont surmontĂ© leur prĂ©cieux moi sur ce point, et sont prĂȘts Ă  apprendre.

La raison pour laquelle cette leçon est importante est que les sociĂ©tĂ©s construites sur l’oppression et l’exploitation ont des angles morts intĂ©grĂ©s. Il s’avĂšre (un peu heureusement) qu’opprimer les autres est vraiment, vraiment inconfortable, et les individus et les sociĂ©tĂ©s feront de grands efforts pour inventer des histoires pour justifier leur oppression ou la rendre invisible, juste pour pouvoir continuer Ă  fonctionner. Les exemples de justifications sont “c’est pour leur propre bien”, “ils sont infĂ©rieurs, ils ont donc besoin d’un coup de main”, “ils ne ressentent pas la douleur ou les difficultĂ©s comme nous, vous savez, ce n’est pas pareil”, “leurs notes Ă  l’Ă©cole n’Ă©taient pas aussi bonnes que les miennes, ils n’ont pas fait attention, il est donc juste et normal qu’ils soient obligĂ©s de travailler dans des conditions prĂ©caires pour des salaires de misĂšre”, “l’Ă©conomie du ruissellement signifie que l’accumulation obscĂšne de richesses est bonne pour les pauvres”, “le dĂ©veloppement exige des emplois misĂ©rables, dans quelques dĂ©cennies, ils nous remercieront de les avoir fait travailler Ă  mort pour fabriquer nos I-phones/vĂȘtements/quoi que ce soit”. Sous une forme ou une autre, nous nous faisons ces justifications tout au long de nos journĂ©es, pour nous permettre de consommer les produits que nous utilisons et de participer aux Ă©conomies dans lesquelles nous vivons. Si nous cessons de faire ces justifications, ou cessons de les croire, notre vie quotidienne devient beaucoup plus difficile, car Ă  chaque Ă©tape, nous rĂ©alisons que nous sommes rendus complices de l’exploitation et de l’oppression.

Les exemples de rendre l’exploitation invisible existent dans toute notre culture (la littĂ©rature, Ă©missions de tĂ©lĂ©vision, les films ne placent gĂ©nĂ©ralement pas les pauvres au centre de l’histoire), mais aussi la gĂ©ographie (cacher la pauvretĂ© Ă  la pĂ©riphĂ©rie, hors des rues principales) et la honte. La pauvretĂ© et l’exploitation pourraient ĂȘtre (et avouons-le, sont) tout autour de vous, et vous ne le verriez pas nĂ©cessairement. Parce qu’ĂȘtre riche et chanceux est le paramĂštre par dĂ©faut dans notre culture, celui auquel nous sommes tous censĂ©s aspirer, ĂȘtre pauvre entraĂźne la honte et la dissimulation comme un devoir. Les enfants qui vont Ă  l’école affamĂ©s aux États-Unis et au Royaume-Uni ne le proclament pas sur des pancartes : ils le cachent avec honte Ă  leurs camarades de classe, en espĂ©rant que quelqu’un partagera spontanĂ©ment un dĂ©jeuner avec eux, ou laissera quelques restes. À moins que vous n’ayez Ă©tĂ© pauvre ou que vous n’ayez appris des pauvres, la pauvretĂ© vous sera invisible.

Pourquoi est-il important pour le mouvement climatique de voir la pauvretĂ© et l’exploitation ? La rĂ©ponse ne rĂ©side pas seulement dans l’éthique ou la morale (vous ne pouvez pas ĂȘtre une personne bonne ou entiĂšre si vous n’ĂȘtes pas prĂȘt Ă  voir la souffrance des autres – c’est assez vrai, mais ce n’est pas le point complet ici). Faire face au dĂ©rĂšglement climatique et aux crises Ă©cologiques, et agir Ă  grande Ă©chelle, nĂ©cessitent un redĂ©marrage de nos sociĂ©tĂ©s. Oubliez ça : ce n’est pas un redĂ©marrage dont nous avons besoin, c’est une refonte complĂšte Ă  l’échelle de la civilisation. Et pour changer nos sociĂ©tĂ©s, nous devons lutter, voir la leçon 1. Et pour lutter, nous devons savoir ce que nous luttons pour changer, ce contre quoi nous nous battons. Et pour ce faire, nous devons voir nos sociĂ©tĂ©s clairement, les comprendre complĂštement, afin de planifier notre lutte en consĂ©quence, et ne pas nous faire prendre Ă  faire des erreurs de dĂ©butant. Personne n’a le temps pour ça, certainement pas la planĂšte.

Or, il y a des gens qui comprennent dĂ©jĂ , savent, voient et thĂ©orisent trĂšs clairement nos sociĂ©tĂ©s : les pauvres, les opprimĂ©s, les exploitĂ©s. Le colonisĂ© a toujours une connaissance beaucoup plus claire du colonisateur que le colonisateur lui-mĂȘme (paraphrasant NgĆ©gÄ© wa Thiong’o) : sa survie et celle de sa famille et de sa communautĂ© dĂ©pendent de cette connaissance plus claire, sans illusion ni fantasme. Les pauvres et les opprimĂ©s ont, Ă  travers leur expĂ©rience et leur survie, recueilli les connaissances dont nous, la majoritĂ© privilĂ©giĂ©e au sein du mouvement climatique/Ă©cocide, avons besoin en ce moment pour faire face, comprendre et changer nos sociĂ©tĂ©s. Nous devons apprendre d’eux : les Ă©couter, les lire, les interviewer, les traduire, prendre ce qu’ils disent de nos sociĂ©tĂ©s, de nos politiques et de nos Ă©conomies extrĂȘmement au sĂ©rieux, comme si nos vies en dĂ©pendaient. Parce que c’est le cas.

Leçon 3 – L’oppresseur est impitoyable et ne reculera devant rien

“Dans une tentative de changement, nous devons enlever nos manteaux, ĂȘtre prĂȘts Ă  perdre notre confort et notre sĂ©curitĂ©, nos emplois et nos positions de prestige, et nos familles. Une lutte sans victimes n’est pas une lutte” — Steve Biko

 

Ceux d’entre nous qui ont des privilĂšges sont un peu comme les enfants prĂ©fĂ©rĂ©s d’une famille patriarcale dysfonctionnelle de l’Ancien Testament. On nous permet de croire que nous sommes dans une famille gentille, avec des parents gentils, que tout va bien, vraiment. Mais sous la surface se cache un systĂšme impitoyable d’acquiescement au pouvoir, et nous devons prendre conscience de ce systĂšme, si nous voulons rĂ©ussir dans notre lutte pour changer la base des ressources et les technologies de nos sociĂ©tĂ©s industrielles. DĂšs que l’enfant prĂ©fĂ©rĂ© se rebelle contre le pouvoir des parents, du capital fossile et de leurs gouvernements complices, il se retrouvera attaquĂ©, avec des privilĂšges rĂ©voquĂ©s, et dans des cas extrĂȘmes exilĂ© et expulsĂ©.

Cela a Ă©tĂ© le cas pour les climatologues, qui sont passĂ©s de leur existence privilĂ©giĂ©e habituelle d’universitaires ou de chercheurs de laboratoires nationaux Ă  devenir la cible de campagnes de diffamation bien financĂ©es, mĂ©diatisĂ©es et coordonnĂ©es, de poursuites spĂ©cieuses, de harcĂšlement vicieux, avec des financements et des programmes entiers rĂ©duits et leurs conclusions rĂ©duites au silence. Rien dans leur expĂ©rience prĂ©cĂ©dente et leurs attentes professionnelles n’aurait pu les prĂ©parer Ă  un tel changement de fortune, de l’enfant prĂ©fĂ©rĂ© au souffre-douleur. Le rĂ©sultat de ce manque de prĂ©paration a Ă©tĂ© tragique, non seulement pour les individus dont les vies et les carriĂšres ont Ă©tĂ© bouleversĂ©es, mais aussi pour l’efficacitĂ© de l’information scientifique et des progrĂšs en matiĂšre d’action climatique. De prĂ©cieuses dĂ©cennies ont Ă©tĂ© perdues pendant que la communautĂ© scientifique vacillait, chancelait sous le choc, essayait de comprendre l’attaque soutenue qu’elle subissait et comment y rĂ©pondre. Les historiens des sciences comme Naomi Oreskes et Eric Conway, auteurs de “Merchants of Doubt”, ont aidĂ© Ă  expliquer le contexte historique et les tactiques des actions des grandes industries (tabac et combustibles fossiles) contre la science, et les scientifiques ont appris, lentement, comment rĂ©pondre aux attaques et tenter de regagner la confiance du public, qui avait Ă©tĂ© influencĂ©e et malmenĂ©e par des controverses fabriquĂ©es.

Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre plus de temps, nous devons donc ĂȘtre mieux prĂ©parĂ©s. Les forces contre lesquelles nous nous battons sont puissantes, peut-ĂȘtre les plus puissantes Ă  avoir jamais parcouru la surface de la terre. Elles ne reculeront devant rien, et nous pouvons nous attendre Ă  ce qu’elles ne reculent devant rien. Attaques, verbales et physiques, chantage, sanctions financiĂšres, enchevĂȘtrements judiciaires, menaces contre nos communautĂ©s et nos familles – rien. Et plus tĂŽt nous accepterons la rĂ©alitĂ© du pouvoir et de la violence de ces industries, mieux nous serons en mesure d’anticiper, de dĂ©jouer, de faire face et de rĂ©pondre Ă  leurs attaques. Nous devons apprendre Ă  anticiper et Ă  utiliser les attaques elles-mĂȘmes, en retournant l’Ă©lan et la force de nos adversaires contre eux. Lire les rĂ©cits de la rĂ©sistance anti- et post-coloniale n’est pas facultatif ici : nous devons apprendre des autres qui ont affrontĂ© des forces aussi inĂ©gales dans le passĂ©, acquĂ©rir leur sagesse, appliquer leurs enseignements.

–> Il convient de noter ici que nous vivons Ă©galement Ă  l’Ă©poque des mĂ©dias sociaux, de l’argent noir et de l’intelligence artificielle, les ingrĂ©dients de la guerre de l’information. Comprendre comment les États autoritaires crĂ©ent le chaos de l’information et obtiennent ainsi des populations dĂ©sorientĂ©es, mal orientĂ©es, Ă©puisĂ©es et indiffĂ©rentes, sera crucial dans le mouvement climatique Ă©galement. Mes sources de rĂ©fĂ©rence ici sont Carole Cadwalladr, Caroline Orr, Peter Jukes, Sarah Kendzior et Andrea Chalupa (ces deux derniĂšres de Gaslit Nation). Ils sont tous blancs, oui, mais ils luttent contre des forces plus puissantes et ont des idĂ©es dont nous avons besoin Ă  cette Ă©poque.

Leçon 4 – Ne vous laissez pas apaiser par de belles paroles ou des demi-mesures

“Dem wi’ side wid oppressah W’en di goin’ get ruff Side wid aggressah W’ en di goin’ get tuff” — lyrics from Linton Kwesi Johnson de “Di Black Petty Booshwah”

 

La leçon prĂ©cĂ©dente portait sur la violence pure et simple, mais il existe d’autres tactiques auxquelles nous pouvons nous attendre de la part du pouvoir alimentĂ© par les combustibles fossiles. Celles-ci comprennent l’accord de surface, voire la cooptation, mais la poursuite des activitĂ©s comme d’habitude. Les politiques spĂ©cifiques du mouvement climatique peuvent ĂȘtre adoptĂ©es, mais Ă©dulcorĂ©es et retardĂ©es jusqu’Ă  l’inefficacitĂ©. Les actions symboliques, comme la dĂ©claration d’urgences climatiques, seront rapidement oubliĂ©es au profit du vĂ©ritable programme d’expansion des aĂ©roports et des autoroutes. Les taxes sur le carbone seront introduites, mais Ă  des niveaux dĂ©risoires, incompatibles avec la rĂ©duction des bĂ©nĂ©fices des industries alimentĂ©es par les combustibles fossiles, et encore moins avec leur mise hors d’état de nuire. Certains individus au sein du mouvement seront amenĂ©s comme figures de proue, Ă©lus ou nommĂ©s Ă  des postes de prestige, et ainsi, espĂ©rons-le, corrompus par la proximitĂ© du pouvoir. La tactique habituelle de diviser pour mieux rĂ©gner appartient Ă  cette catĂ©gorie.

Encore une fois, les luttes prĂ©cĂ©dentes ont Ă©tĂ© confrontĂ©es Ă  de multiples itĂ©rations inventives de ces tactiques, et ont appris Ă  les gĂ©rer de diverses maniĂšres crĂ©atives. L’urgence des crises climatiques et Ă©cologiques entrelacĂ©es facilite la dĂ©tection des faux soutiens : il n’y a plus de retard ou de compromis possible, pas beaucoup de place pour le donnant-donnant. Cela ne signifie pas que certaines dĂ©cisions et options n’exigeront pas un certain niveau de compromis, mais que ce compromis doit ĂȘtre maintenu Ă  un niveau Ă©levĂ© de prĂ©servation de la vie future, par rapport Ă  d’autres options.

Leçon 5 : Apprendre Ă  s’organiser, apprendre Ă  se battre

“Nous pouvons tous obtenir plus ensemble que sĂ©parĂ©ment. Et c’est ainsi que nous gagnons du pouvoir. Le pouvoir est la capacitĂ© d’atteindre un but, le pouvoir est la capacitĂ© d’affecter le changement, et nous avons besoin de pouvoir.” —Dr. Martin Luther King Jr.

 

Les conclusions des quatre leçons prĂ©cĂ©dentes sont que nous, chacun d’entre nous, devons contribuer Ă  la construction d’un vaste mouvement pour la survie, atteignant tous les coins du globe, toutes les sections de la sociĂ©tĂ©, tous les secteurs de l’économie, toutes les agences gouvernementales, grandes ou petites. C’est Ă©videmment une tĂąche immense, bien que les grĂšves Ă©tudiantes massives en Europe, en AmĂ©rique du Nord et en Australie, et leur soutien par les parents, les politiciens et les universitaires indiquent dĂ©jĂ  ce qui pourrait ĂȘtre rĂ©alisĂ© avec un effort plus large.

Construire des mouvements est un travail, cependant, et un travail auquel nos cultures actuelles ne nous prĂ©parent dĂ©libĂ©rĂ©ment pas. Nous sommes meilleurs pour regarder des publicitĂ©s Ă  la tĂ©lĂ©vision que pour aller rencontrer nos voisins pour discuter de ce que nous pourrions faire ensemble pour atteindre un avenir meilleur. Cela, en soi, devrait ĂȘtre l’Ă©pitaphe de notre civilisation actuelle. Ici, encore une fois, nous pouvons apprendre Ă©normĂ©ment des efforts passĂ©s et actuels des communautĂ©s de couleur : sur la qualitĂ© du processus, sur la centralisation des voix diverses et non privilĂ©giĂ©es, sur la construction de coalitions de but et de principe, plutĂŽt que de se laisser entraĂźner dans des dĂ©bats Ă©gocentriques de “je-suis-plus-juste-que-toi” sur les dĂ©tails des tactiques.

Construire un mouvement et gagner la lutte sont les deux faces d’une mĂȘme piĂšce : notre efficacitĂ© Ă  nous organiser fixera le niveau d’ambition que nous pouvons atteindre dans nos victoires, tandis que la permanence de nos rĂ©alisations et leur continuation dĂ©pendent entiĂšrement de l’existence du mouvement pour le soutenir.

Application dans l’action climatique, et autres sujets de rĂ©flexion

Ainsi se terminent mes 5 leçons. Elles sont mon interprĂ©tation personnelle, mais elles ne sont pas les miennes : elles ne viennent pas que de moi. Ce sont des noyaux de connaissances et de sagesse que j’ai glanĂ©s en lisant des personnes de couleur sur leurs luttes. 

“Repairing the future? Reflections and experiences from political ecology” – Congress of the Political Ecology Ateliers 2025

Presentation

The AtĂ©copol (“Atelier d’Écologie Politique” in French), as political ecology ateliers, aims to work with and for society on collective actions that allow us to understand socio-ecological challenges and (re)act on them. Created in recent years by French scholars and supported by the French Center for National Scientific Research, they offer an original variation of political ecology in terms of its form (a community of scientists rather than a field of research) and scope (all disciplines, both in matter and life, as well as in human and social sciences).

This conference aims to open the field of political ecology research to the entire academic community and strengthen the articulation of ecology with social questions in the face of the current weakening of democracies. It will focus on better understanding the obstacles hindering actions toward global sustainability and further exploring the levers and alternatives that can help us move away from unsustainable future trajectories. For this purpose, we invite participants to come and “repair the future” and create new alliances among academics and beyond over three days.

With a focus on interdisciplinary dialogue between science and society, we encourage various people or groups to submit proposals: researchers, students, representatives of associations or groups, artists, professionals from the public and private sectors, etc.

The conference will prefer participatory forms of communication that facilitate dialogue and exchanges.

“Repairing the future? Reflections and experiences from political ecology” - Congress of the Political Ecology Ateliers 2025
“Repairing the future? Reflections and experiences from political ecology” – Congress of the Political Ecology Ateliers 2025

Illustration : ©Yug – @guylebesnerais https://yugbd.blogspot.com/

Main committee

  • Alex Ayet (physique de l’atmosphĂšre, GIPSA-lab, CNRS, Grenoble)
  • Jean-Baptiste Bahers (gĂ©ographie, ESO-CNRS, AtĂ©copol de Nantes)
  • Christine Bauza (plateformes d’expertise CNRS, MSHS-T, AtĂ©copol Toulouse)
  • Sylvia Becerra (sociologie des risques, CNRS, GĂ©ode, UT2J, AtĂ©copol Toulouse)
  • AnaĂŻs Belchun (paysage, LAREP, ENSP Versailles, AtĂ©copol Toulouse)
  • Sylvie Blangy (recherche action participative, CEFE, CNRS, AtĂ©copol Montpellier)
  • Mireille BruyĂšre (Ă©conomie, CERTOP, UT2J, AtĂ©copol Toulouse)
  • Julian Carrey (physique, Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets, AtĂ©copol Toulouse)
  • JĂ©rĂ©mie Cavé (Ă©cologie territoriale, IRD, GET-UT3, AtĂ©copol Toulouse)
  • Charline Collard (droit des affaires et management de ressources humaines, TBS Education, AtĂ©copol Toulouse)
  • Claire Couly (ethnobiologie, living lab, MSH Bretagne, Épolar)
  • Christel Cournil (droit public, LASSP, Sciences Po Toulouse, AtĂ©copol Toulouse)
  • PacĂŽme Delva (physique, Sorbonne UniversitĂ©, Reprises de savoirs, Écopolien)
  • Emmanuel Ferrand (mathĂ©matiques – Sorbonne U, Écopolien)
  • Nathalie Fromin (Ă©cologie du sol, CEFE, CNRS, AtĂ©copol Montpellier)
  • Olivier Gallot-LavallĂ©e (science transdisciplinaire, G2Elab, Univ. Grenoble Alpes, CAMPUS d’aprĂšs)
  • Adeline Grand-ClĂ©ment (histoire grecque, PLH, UT2J, AtĂ©copol Toulouse)
  • Steve Hagimont (histoire contemporaine, Institut d’Etudes Politiques, AtĂ©copol Toulouse)
  • Jean-Michel Hupé (Ă©cologie politique, FRAMESPA, CNRS, AtĂ©copol Toulouse)
  • Odin Marc (gĂ©osciences, GET, CNRS, AtĂ©copol Toulouse)
  • StĂ©phanie Mariette (biologie de l’évolution, BiodiversitĂ© GĂšnes et CommunautĂ©s INRAE, AbĂ©copol)
  • Manuel Mercier (neurosciences, Institut de Neurosciences des SystĂšmes, INSERM, AtĂ©copolAM)
  • Françoise Mignon (sciences du langage, UPVD / CRESEM, Cat’Écopol)
  • ÉlĂ©onore Mounoud (sciences de gestion, CentraleSupĂ©lec, UniversitĂ© Paris Saclay, Écopolien)
  • Thierry Moutin (ocĂ©anographie, MIO, Aix-Marseille UniversitĂ©, AtĂ©copolAM)
  • Marie-Pierre Ramouche (Ă©tudes Hispaniques, UPVD, CRESEM, Cat’Écopol)
  • Éric RĂ©my (sciences de gestion, UniversitĂ© Perpignan Via Domitia, Cat’Écopol)
  • Matthieu Romagny (mathĂ©matique, IRMAR, UniversitĂ© Rennes 1, Épolar)
  • SĂ©bastien Rozeaux (histoire contemporaine, FRAMESPA, UT2J, AtĂ©copol Toulouse)
  • Manon Sala (sociologie et sciences de l’éducation, UniversitĂ© Paris CitĂ©, Écopolien)
  • Bernard SchĂ©ou (Ă©conomiste, ART-Dev, UniversitĂ© de Perpignan, Cat’Écopol)
  • Éric Tannier (biologie, INRIA Lyon, Fabrique des Questions Simples)
  • Laure TeuliĂšres (histoire contemporaine, FRAMESPA, UT2J, AtĂ©copol Toulouse)
  • Jean-Louis Tornatore (anthropologie, LIR3S, UniversitĂ© de Bourgogne, Penser les Transitions)
  • Aline Vernier (physique, LOA, Ecole Polytechnique, Écopolien).

Scientific committee

  • GeneviĂšve Azam, maĂźtresse de confĂ©rences en Ă©conomie, UniversitĂ© Toulouse – Jean JaurĂšs
  • Bernadette Bensaude-Vincent, philosophe, professeure Ă©mĂ©rite, UniversitĂ© Paris 1 PanthĂ©on-Sorbonne
  • Christophe Bonneuil, historien des sciences, Centre Alexandre KoyrĂ©, EHESS, MNH, CNRS
  • Olivier Brossard, professeur de sciences Ă©conomiques, LEREPS, Sciences Po Toulouse
  • Christophe Cassou, climatologue, directeur de recherche au CNRS, Cerfacs, UniversitĂ© Toulouse III – Paul Sabatier
  • Wolfgang Cramer, Ă©cologue, directeur de recherche au CNRS, Institut MĂ©diterranĂ©en de BiodiversitĂ© et d’Écologie marine et continentale (IMBE)
  • Catherine Jeandel, ocĂ©anologue, directrice de recherche au CNRS, Laboratoire d’Ă©tudes en gĂ©ophysique et ocĂ©anographie spatiales (LEGOS), OMP, UniversitĂ© Toulouse III – Paul Sabatier
  • AgnĂšs Labrousse, maĂźtresse de confĂ©rences en Ă©conomie, UniversitĂ© de Picardie, CRIISEA et associĂ©e au CEMI-EHESS
  • Emmanuel Prados, chercheur INRIA, responsable de l’Ă©quipe de recherche SoutenabilitĂ©, Transition, Environnement, Économie biophysique et Politiques locales (STEEP), INRIA Grenoble RhĂŽne-Alpes et Laboratoire Jean Kuntzmann

What lies beyond tugging emotional heartstrings with Grand Challenges? – EGOS Conference, Milano – July 2024

EGOS2024
I am back from Milano, where I enjoyed meeting outstanding scholars. After gaining insights from various papers on emotions and institutions, I presented my latest work on “What lies beyond tugging emotional heartstrings? Actors and institutional-rooted dynamics with grand challenges.”

In this scoping review, I introduced innovative ontological, epistemological, and theoretical perspectives by investigating the role of “affect” and “emotions” within the context of Grand Challenges (GCs), such as climate change.

This also investigates the connection between core values, emotional responses, and disparities in public reactions, emphasizing the need for tailored climate communication strategies.

Emergent crises are rooted in institutional inadequacies and imbalances. Avoidance and denial are also deeply embedded in institutional practices and societal norms.

Therefore, management researchers must be actively committed rather than merely delegating these issues to environmental scientists. This critical approach is paramount for enabling energizing and sustainable narratives and practices in the face of global crises.

Nurturing respect, awareness, consideration, and empathy among humans and towards non-human elements is essential for achieving a more sustainable and fair coexistence. Recently, Dahlmann (2024) proposed a new conceptualization of sustainability as the “pursuit of life,” recognizing the interdependence of human and ecological systems.

My presentation was part of Sub-theme 43: Institutions and People at Crossroads: The Hidden Role of Emotions in Understanding Actions and Disruptions, led by the three fantastic 🌟 Rongrong Zhang, 🌟 Simona Giorgi (online), and Maxim Voronov 🌟

There were so many fascinating conversations and presentations!
And thanks to everyone for enacting and sharing such resonant emotional moments 🙏

🌟 I am also grateful to all committed students for organizing and helping and to all the much-needed working people who are often hidden and underrecognized (food, catering, cleaning, etc.) 🌟

#TSMResearch UniversityBicocca Sustainability Emotions

Ref:
– Dahlmann, F. (2024). Conceptualising Sustainability as the Pursuit of Life. Journal of Business Ethics. https://doi.org/10.1007/s10551-024-05617-y

EGOS-2024

🌟 🌍 La dĂ©croissance, voie viable vers la durabilitĂ© et le bien-ĂȘtre…

Degrowth

📉 La dĂ©croissance, voie viable vers la durabilitĂ© et le bien-ĂȘtre…
📚 Deux articles rĂ©cents explorent ce concept en profondeur.

✎ La science au cƓur de la dĂ©croissance
Hickel et al. (2022) dans Nature soulignent l’importance de la science pour le succĂšs de la dĂ©croissance.

1. DĂ©passer le PIB – DĂ©velopper des indicateurs de bien-ĂȘtre plus complets que la simple croissance Ă©conomique.
2. Surmonter les obstacles – Comprendre et adresser les dĂ©fis sociaux et politiques liĂ©s Ă  la mise en Ɠuvre de la dĂ©croissance.
3. Nouveaux modĂšles Ă©conomiques – Explorer des alternatives qui privilĂ©gient la suffisance et la redistribution Ă  la croissance effrĂ©nĂ©e.
4. Le rĂŽle de la technologie – Évaluer le potentiel des technologies pour soutenir une stratĂ©gie de dĂ©croissance.

🏆🏆 Des politiques concrĂštes pour la dĂ©croissance selon Hickel et al. (2022) :
🔋 1. RĂ©orienter la production – RĂ©duire les secteurs gourmands en ressources comme les Ă©nergies fossiles, la mode rapide et l’obsolescence programmĂ©e.
🚒 2. Investir dans les services publics – Prioriser l’accĂšs universel aux soins de santĂ©, Ă  l’Ă©ducation et aux Ă©nergies renouvelables, pour un meilleur impact social avec une moindre consommation de ressources.
🍏 3. Garantie d’emplois verts – CrĂ©er des emplois axĂ©s sur les besoins environnementaux et sociaux, comme les Ă©nergies renouvelables ou la restauration des Ă©cosystĂšmes.
🎹 4. RĂ©duction du temps en emploi – Abaisser l’Ăąge de la retraite, encourager le travail Ă  temps partiel ou adopter une semaine de quatre jours, pour diminuer les Ă©missions et libĂ©rer du temps pour le bien-ĂȘtre.
🌍 5. DĂ©veloppement durable – Annuler les dettes injustes et impayables des pays Ă  faible et moyen revenu, promouvoir un commerce Ă©quitable et permettre aux pays Ă  faible revenu de rĂ©orienter leurs Ă©conomies vers des objectifs sociaux.

🌟 Aussi, Marquis (2024) dans Harvard Business Review rappelle la nĂ©cessitĂ© de repenser notre modĂšle Ă©conomique, et dĂ©monte trois mythes concernant la “croissance durable”…🌟

*ïžâƒŁ Mythe 1 : La transition Ă©nergĂ©tique – Passer entiĂšrement aux Ă©nergies renouvelables est illusoire. Elles ne font qu’augmenter les sources d’Ă©nergie existantes, entraĂźnant une augmentation nette de la consommation (voir aussi Fressoz, 2024).
*ïžâƒŁ Mythe 2 : L’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique – L’efficacitĂ© accrue conduit souvent Ă  des Ă©missions totales plus Ă©levĂ©es en raison de l’effet rebond. Les entreprises communiquent sur l’intensitĂ© de leurs Ă©missions de carbone plutĂŽt que sur leurs Ă©missions totales, masquant les progrĂšs rĂ©alisĂ©s.
*ïžâƒŁ Mythe 3 : L’innovation – Les innovations technologiques comme l’hydrogĂšne vert, la capture du carbone et la gĂ©o-ingĂ©nierie promettent beaucoup et livrent peu. Les impacts environnementaux de l’extraction des matiĂšres premiĂšres pour les vĂ©hicules Ă©lectriques et de la production et de l’Ă©limination des batteries sont graves et souvent ignorĂ©s.

Décroissance Soutenabilité JusticeSociale

Degrowth can work — here’s how science can help

Degrowth: A Viable Path Towards Sustainability and Well-being?

#Degrowth is gaining traction as a potential solution to our planet’s environmental and social crises. Two recent articles examined this concept in detail.

Science at the Heart of Degrowth

Hickel et al. (2022) in Nature emphasized the crucial role of science in achieving successful degrowth. They identified four key areas:

  1. Beyond GDP: Develop more comprehensive indicators of well-being that go beyond mere economic growth.

  2. Overcoming Barriers: Understand and address the social and political challenges of implementing degrowth.

  3. New Economic Models: Explore alternatives that prioritize sufficiency and redistribution over relentless growth.

  4. The Role of Technology: Evaluate the potential of technologies to support a degrowth strategy.

Concrete Degrowth Policies According to Hickel et al. (2022):

** 1. Reshape Production: Reduce resource-intensive sectors like fossil fuels, fast fashion, and planned obsolescence.

** 2. Invest in Public Services: Prioritize universal access to healthcare, education, and renewable energy for a better social impact with lower resource consumption.

** 3. Green Job Guarantee: Create jobs focused on environmental and social needs, such as renewable energy or ecosystem restoration.

** 4. Reduce Working Hours: Lower the retirement age, encourage part-time work, or adopt a four-day workweek to decrease emissions and free up time for well-being.

** 5. Sustainable Development: Cancel unfair and unpayable debts of low- and middle-income countries, promote fair trade, and enable low-income countries to reorient their economies towards social goals.

Marquis (2024) in the Harvard Business Review further highlighted the need to rethink our economic model and debunks three myths surrounding “sustainable growth”:

Myth 1: The Energy Transition: Switching entirely to renewable energy sources is an illusion. They often augment existing energy sources, leading to a net increase in energy consumption (see also Fressoz, 2024).

Myth 2: Energy Efficiency: Increased efficiency often leads to higher total emissions due to the rebound effect. Companies report their carbon emission “intensity” rather than overall emissions, obscuring progress towards reduced emissions.

Myth 3: Innovation: Technological innovations like green hydrogen, carbon capture, and geoengineering overpromise and underdeliver. The environmental impacts of mining raw materials for electric vehicles (EVs) and producing and disposing of EV batteries are severe and often overlooked.

#Degrowth #Sustainability #SocialJustice

Refs :
– Fitzpatrick, N., Parrique, T., & Cosme, I. (2022). Exploring degrowth policy proposals: A systematic mapping with thematic synthesis. Journal of Cleaner Production, 365, 132764. https://doi.org/10.1016/j.jclepro.2022.132764
– Fressoz, J.-B. (2024). Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie: Une nouvelle histoire de l’énergie. Seuil.
– Froese, T., Richter, M., Hofmann, F., & LĂŒdeke-Freund, F. (2023). Degrowth-oriented organisational value creation: A systematic literature review of case studies. Ecological Economics, 207, 107765. https://doi.org/10.1016/j.ecolecon.2023.107765
– Heikkurinen, P. (2024). Degrowth: An Experience of Being Finite. Mayflybooks.
– Hickel, J., Kallis, G., Jackson, T., O’Neill, D. W., Schor, J. B., Steinberger, J. K., Victor, P. A., & Ürge-Vorsatz, D. (2022). Degrowth can work—Here’s how science can help. Nature, 612(7940), 400–403. https://doi.org/10.1038/d41586-022-04412-x
– Marquis, C. (2024, June 11). In Defense of Degrowth. Harvard Business Review. https://hbr.org/2024/06/in-defense-of-degrowth
– Plomteux, A. (2024). Frugal abundance: Conceptualisation for degrowth. Ecological Economics, 222, 108223. https://doi.org/10.1016/j.ecolecon.2024.108223 
– Saito, K. (2024). Slow Down: The Degrowth Manifesto. Astra House.
– Verger, N. B., Duymedjian, R., Wegener, C., & Glăveanu, V. P. (2024). Creative Preservation: A Framework of Creativity in Support of Degrowth. Review of General Psychology, 10892680241256312. https://doi.org/10.1177/10892680241256312 

The Ecological Crises & Organization (ECO) network – workshops

ECO 🌏💡Successful workshops on Ecological Crises & Organization!💡🌏

âœłïž By shaking given ideas, touching hearts, and sharing diverse perspectives, the first ECO Network seminar was a great opportunity âœłïž

🎁 I had the chance to present my new paper proposal:
📒 “Emotional Aspects of Grand Challenges: Which Ways to See Beyond?”
This scoping review investigates the role of emotions in human behaviors when facing Grand Challenges (GCs), such as climate change and global socio-environmental issues. It highlights the significance and boundaries of emotions as practical resources, the influence of social norms, and structural factors to transform beyond individual responses. The review also discusses the need for authentic emotional engagement, politics, and citizen action to promote change. It emphasizes the importance of interdisciplinary research, affective sustainability, and overcoming traditional limits (human-nature connectedness) for efficient actions.

🌀 The ECO network goals stand as:
1. Deepen knowledge about the organizational aspects of ecological crises.
2. Support practice and policy-making for necessary change.
3. Collaborate with environmentally engaged practices and strengthen our focus on ecological crises.
4. Develop teaching materials that challenge the status quo and create eco-conscious learning spaces.
5. Build a robust and inclusive community to transform our institutions and address ecological crises.

đŸ€© I am grateful for the dedication and enthusiasm of everyone involved 🙏
Let’s continue to work together and build on the momentum we’ve created! đŸŒ±

EcologicalCrises Organization Collaboration Sustainability Change

"Emotional Aspects of Grand Challenges: Which Ways to See Beyond?"
“Emotional Aspects of Grand Challenges: Which Ways to See Beyond?” – DHM

ECO 🌏💡Ateliers sur les Crises Écologiques & l’Organisation rĂ©ussis !💡🌏

âœłïž En bousculant les idĂ©es classiques, en touchant les cƓurs et en partageant des perspectives diverses, le premier sĂ©minaire du RĂ©seau ECO a Ă©tĂ© un remarquable Ă©vĂšnement âœłïž

🎁 J’ai aussi eu la chance de prĂ©senter ma nouvelle proposition thĂ©orique :
📒 « Aspects Ă©motionnels des Grands DĂ©fis : quelles voies pour voir au-delĂ  ? »
Cette revue exploratoire Ă©tudie le rĂŽle des Ă©motions dans les comportements humains face aux grands dĂ©fis (GC), tels que le changement climatique et les problĂšmes socio-environnementaux mondiaux. Il met en Ă©vidence l’importance et les limites des Ă©motions en tant que ressources pratiques, l’influence des normes sociales et les facteurs structurels Ă  transformer au-delĂ  des rĂ©ponses individuelles. L’examen aborde Ă©galement la nĂ©cessitĂ© d’un engagement Ă©motionnel authentique, de politiques et d’actions citoyennes pour promouvoir le changement. Il souligne l’importance de la recherche interdisciplinaire, la soutenabilitĂ© affective, et le dĂ©passement des limites traditionnelles (liens et relations homme-nature) pour des actions efficaces.

🌀 Les objectifs du rĂ©seau ECO sont les suivants :
1. Approfondir les connaissances sur les aspects organisationnels des crises Ă©cologiques.
2. Soutenir les pratiques et l’élaboration de politiques pour des changements nĂ©cessaires.
3. Collaborer avec des pratiques engagées sur le plan environnemental et renforcer notre attention sur les crises écologiques.
4. DĂ©velopper du matĂ©riel pĂ©dagogique qui remet en question le statu quo et crĂ©er des espaces d’apprentissage respectueux de l’environnement.
5. Construire une communauté solide et inclusive pour transformer nos institutions et faire face aux crises écologiques.

đŸ€© Merci Ă  toutes les personnes impliquĂ©es, pour leur dĂ©vouement et leur enthousiasme 🙏
Continuons Ă  travailler ensemble et encourageons cette dynamique que nous avons crĂ©Ă©e ! đŸŒ±

EcologicalCrises Organization Collaboration Sustainability Change

🔍 ConsĂ©quences de certains enseignements en Ă©conomie… Consequences of certain economics teachings and popular beliefs…

Éthique
🔍 ConsĂ©quences de certains enseignements en Ă©conomie et de certaines croyances populaires…

📌 Tout rĂ©cemment, la revue Academy of Management Learning & Education offre des perspectives Ă©tonnantes sur la façon dont l’Ă©ducation en Ă©conomie peut façonner nos perceptions de l’honnĂȘtetĂ© et des comportements humains.

✅ Lindebaum (2024) discute du rĂŽle de la psychologie sociale dans la comprĂ©hension de la relation entre les individus et les phĂ©nomĂšnes macroĂ©conomiques. Le “caractĂšre social” (Fromm, 1941, 1976) engendre ainsi un alignement du dĂ©sir individuel et des impĂ©ratifs sociaux, et donc une gratification d’agir conformĂ©ment aux attentes sociales et culturelles.

✅ Aussi, Ong et al. (2024) enquĂȘtent sur l’impact de l’Ă©ducation en Ă©conomie sur les croyances populaires concernant “l’honnĂȘtetĂ©”.
🌀 Saviez-vous que les personnes spĂ©cialisĂ©es en Ă©conomie sont plus susceptibles de croire que l’honnĂȘtetĂ© nĂ©cessite des efforts ????? 🌀🌀

✎ Cette croyance fait l’intermĂ©diaire entre la spĂ©cialisation en Ă©conomie et des comportements non Ă©thiques.
✎ Ainsi, l’Ă©ducation en Ă©conomie, et ses prĂ©ceptes classiques et utilitaristes, renforce souvent l’hypothĂšse d’un “Homo Economicus”, amenant les Ă©tudiants Ă  considĂ©rer les comportements humains Ă  travers un prisme Ă©troit (voir Fourcade et al., 2015; Urbina & Ruiz-Villaverde, 2019).
❌ Les individus seraient des acteurs rationnels et intĂ©ressĂ©s.

🔆 Comment les UniversitĂ©s et Écoles de Commerce peuvent-elles repenser leurs approches et encourager les Ă©tudiants Ă  remettre en question les prĂ©supposĂ©s et hypothĂšses de thĂ©ories Ă©conomiques classiques ?

✅ Colombo et al. (2024 : 5) proposent une approche socio-Ă©cologique de l’apprentissage et de l’Ă©ducation en gestion en s’Ă©loignant « des pratiques de gestion exploitatrices et en s’orientant vers un avenir juste et durable ».

✅ Stratford (2024) a aussi expliquĂ© que la crise environnementale actuelle nĂ©cessite un changement fondamental dans notre façon de penser l’Ă©ducation et le rĂŽle des universitĂ©s. L’auteur discute de la subjectivitĂ© Ă©cologique” et de la nĂ©cessitĂ© de faire Ă©voluer l’enseignement supĂ©rieur au-delĂ  des mĂ©thodes libĂ©rales conventionnelles.

📌 L’article suggĂšre que de nouvelles approches thĂ©oriques et interconnectĂ©es de l’enseignement et de l’apprentissage dans l’enseignement supĂ©rieur peuvent ĂȘtre dĂ©veloppĂ©es en utilisant les concepts d’universitĂ© Ă©cologique, de subjectivitĂ© Ă©cologique et d’intelligence anthropocĂšne.

✎ Ces approches vont au-delĂ  de l’accent opĂ©rationnel mis sur “l’Ă©cologisation de l’acadĂ©mie” et la “durabilitĂ©” dans l’Ă©ducation et indiquent le potentiel de changements profonds dans l’enseignement supĂ©rieur.

📌📌 Sur la base de l’exemple de “l’enseignement de l’Ă©conomie “, il dĂ©montre comment des approches mĂ©thodologiques dĂ©fectueuses en classe peuvent entraĂźner un manque important “d’intelligence anthropocĂšne”. Divers Ă©conomistes hĂ©tĂ©rodoxes dĂ©fendent dĂ©jĂ  toute une gamme de perspectives Ă©cologiques.

✅✅ Stratford (2024) a Ă©galement exposĂ© d’autres disciplines, telles que la psychologie, la mĂ©decine, les sciences politiques, les sciences humaines, la physique et le droit, suggĂ©rant qu’une transformation Ă©cologique plus large est possible.

âœłïžâœłïž En intĂ©grant une gamme plus large de perspectives (ontologiques et Ă©pistĂ©mologiques), sur les comportements humains, nous pourrions favoriser une comprĂ©hension plus nuancĂ©e de la motivation et de l’Ă©thique humaines, et rĂ©flĂ©chir autrement les dĂ©fis socio-environnementaux 🔋🔋

📚 Voir aussi sur ce sujet le livre trĂšs didactique de Heu?reka (Gilles Mitteau, 2024), “Tout sur l’Ă©conomie, ou presque” en version revue et augmentĂ©e ✅
🔋 Ou bien la proposition pragmatiste de John Dewey vue par Christophe Point (2023)…

📚📚 Todd Kashdan explique depuis longtemps combien la “curiositĂ©â€ est un trait primordial pour atteindre un but et un “sens” dans la vie, au-delĂ  de la simple recherche du “bonheur” (Kashdan et al., 2013, 2020).
đŸ—“ïž Cette curiositĂ© permet de cultiver ce qui est nĂ©cessaire pour encourager des penseurs critiques dotĂ©s de courage, de rĂ©silience, et de passion pour l’apprentissage et la dĂ©couverte âœłïž

🔆 Comment crĂ©er ensemble un avenir plus responsable, Ă©thique et juste pour tout le monde ? đŸ€

✅ HĂ©tier et Wallenhorst (2023) ont Ă©galement explorĂ© les dĂ©fis et opportunitĂ©s de l’Ă©ducation dans le contexte de “l’AnthropocĂšne”.

↗ S’adapter Ă  cette nouvelle rĂ©alitĂ© et fournir aux Ă©tudiants les connaissances, les compĂ©tences et les valeurs nĂ©cessaires pour naviguer dans les complexitĂ©s d’un monde en Ă©volution rapide.

↗ DĂ©passer les frontiĂšres disciplinaires traditionnelles et adopter des approches transdisciplinaires intĂ©grant les connaissances et les perspectives de plusieurs domaines.

🔋🔋🔋 La question de favoriser la pensĂ©e critique, la crĂ©ativitĂ© et la rĂ©silience chez les Ă©tudiants et de promouvoir la justice sociale et environnementale 🔆🔆

ÉducationÉconomique EnseignementSupĂ©rieur ApprentissageDeLaGestion

Tout sur l'Ă©conomie, ou presque: Pour comprendre vraiment ce qui cloche dans le systĂšme
Tout sur l’Ă©conomie, ou presque : Pour comprendre vraiment ce qui cloche dans le systĂšme (Mitteau, 2024)

#Ethics

🔍 Consequences of certain economics teachings and popular beliefs…

📌 Recently, the Academy of Management Learning & Education journal offers astonishing perspectives on how economics education can shape our perceptions of honesty and human behavior.

✅ Lindebaum (2024) discusses the role of social psychology in understanding the relationship between individuals and macroeconomic phenomena. The “social character” (Fromm, 1941, 1976) thus generates an alignment of individual desire and social imperatives and, therefore, a gratification of acting according to social and cultural expectations.

✅ Also, Ong et al. (2024) investigate the impact of economics education on popular beliefs concerning “honesty.” 🌀 Did you know that people specializing in economics are likelier to believe that honesty requires effort???? 🌀🌀

✎ This belief mediates between specialization in economics and unethical behaviors. ✎ Thus, economics education, and its classical and utilitarian precepts, often reinforces the hypothesis of a “Homo Economicus,” leading students to consider human behaviors through a narrow and self-interested prism (see Fourcade et al., 2015; Urbina & Ruiz-Villaverde, 2019).

❌ Individuals would be “rational” and “self-interested” actors.

🔆 How can Universities and Business Schools rethink their approaches and encourage students to question the presuppositions and hypotheses of classical economic theories?

✅ Colombo et al. (2024: 5) put forth a social-ecological approach to Management Learning and Education by moving away “from exploitative management practices and into a just and sustainable future.”

✅ Stratford (2024) discussed that the current environmental crisis requires a fundamental shift in how we think about education and the role of universities. The author discussed “ecological subjectivity” and the necessity of evolving higher education beyond conventional liberal methods.

📌 The paper suggested that new theoretical and interconnected approaches to teaching and learning in higher education may be developed by utilizing the concepts of the Ecological University, ecological subjectivity, and Anthropocene Intelligence.

✎ These approaches go beyond the operational emphasis of “greening the academy” and “sustainability” in education and indicate the potential for profound changes in higher education.

📌📌 Some examples, such as “economics teaching, ” were briefly explored to demonstrate how flawed methodological approaches in the classroom could result in a significant lack of Anthropocene Intelligence. Various heterodox economists are already promoting a range of ecological perspectives.

📌📌📌 Stratford (2024) also raised questions about other disciplines, such as psychology, medicine, political science, the humanities, physics, and law, suggesting that a broader ecological transformation is possible.

âœłïžâœłïž By integrating a wider range of perspectives (ontological and epistemological) on human behaviors, we could foster a more nuanced understanding of motivation and human ethics and rethink socio-environmental challenges 🔋🔋

📚 See also on this subject the very didactic book by Heu?reka (Gilles Mitteau, 2024), “Tout sur l’Ă©conomie, ou presque” in revised and expanded version ✅

📚📚 Todd Kashdan has long explained how “curiosity” is a primordial trait for achieving purpose and “meaning” in life beyond the simple search for “happiness” (Kashdan et al., 2013, 2020).

This curiosity cultivates what is necessary to encourage critical thinkers with courage, resilience, and a passion for learning and discovery.

🔆 How can we create together a more responsible, ethical, and fair future for everyone? đŸ€

✅ HĂ©tier and Wallenhorst (2023) also explored the challenges and opportunities of education in the context of the “Anthropocene.”

↗ Education must adapt to this new reality and provide students with the knowledge, skills, and values necessary to navigate the complexities of a rapidly changing world.

↗ Education must move beyond traditional disciplinary boundaries and embrace transdisciplinary approaches integrating knowledge and perspectives from multiple fields.

🔋🔋🔋 The matter of fostering critical thinking, creativity, and resilience in students and promoting social and environmental justice 🔆🔆

#EconomicsEducation #HigherEducation #ManagementLearning

Refs:

    • Colombo, L., Moser, C., Muehlfeld, K., & Joy, S. (2024). Sowing the Seeds of Change: Calling for a Social-Ecological Approach to Management Learning and Education. Academy of Management Learning & Education, amle.2024.0086. https://doi.org/10.5465/amle.2024.0086
    • Fourcade, M., Ollion, E., & Algan, Y. (2015). The Superiority of Economists. Journal of Economic Perspectives, 29(1), 89–114. https://doi.org/10.1257/jep.29.1.89
    • Fromm, E. (1976). To Have Or to Be? Harper & Row.
    • Fromm, E. (1941). Escape from freedom. Farrar & Rinehart.
    • HĂ©tier, R., & Wallenhorst, N. (2023). Penser l’éducation Ă  l’époque de l’AnthropocĂšne. Editions Le Bord de l’eau.
    • Kashdan, T. B., Disabato, D. J., Goodman, F. R., & McKnight, P. E. (2020). The Five-Dimensional Curiosity Scale Revised (5DCR): Briefer subscales while separating overt and covert social curiosity. Personality and Individual Differences, 157, 109836. https://doi.org/10.1016/j.paid.2020.109836
    • Kashdan, T. B., Sherman, R. A., Yarbro, J., & Funder, D. C. (2013). How Are Curious People Viewed and How Do They Behave in Social Situations? From the Perspectives of Self, Friends, Parents, and Unacquainted Observers. Journal of Personality, 81(2), 142–154. https://doi.org/10.1111/j.1467-6494.2012.00796.x
    • Lindebaum, D. (2024). Management Learning and Education as “Big Picture” Social Science. Academy of Management Learning & Education, 23(1), 1–7. https://doi.org/10.5465/amle.2023.0173
    • Mitteau, G. H. (2020). Tout sur l’économie, ou presque: Pour comprendre vraiment ce qui cloche dans le systĂšme. Payot.
    • Ong, M., Cunningham, J. L., & Parmar, B. L. (2024). Lay Beliefs About Homo Economicus: How and Why Does Economics Education Make Us See Honesty as Effortful? Academy of Management Learning & Education, 23(1), 41–60. https://doi.org/10.5465/amle.2021.0134
    • Stratford, R. J. (2024). Towards ecological everything – The ecological university, ecological subjectivity and the ecological curriculum. Policy Futures in Education, 14782103241227005. https://doi.org/10.1177/14782103241227005 
    • Urbina, D. A., & Ruiz-Villaverde, A. (2019). A Critical Review of Homo Economicus from Five Approaches. The American Journal of Economics and Sociology, 78(1), 63–93. https://doi.org/10.1111/ajes.12258

Harnessing Emotional Intelligence to Counter Abusive Supervision: A Surprising Twist on Revenge and Forgiveness

#NewBookChapter

A Counterbalance to Supervisors’ Abusive Feedbacks: When Employees’ Strategic Emotional Intelligence Dampens Revenge Without Triggering Off Forgiveness Intentions.

😁 As a researcher delving into the intricate world of workplace dynamics, my book chapter was recently published, with a study shedding light on the fascinating relationship between abusive supervision, revenge tendencies, forgiveness intentions, and emotional intelligence (Hampton-Musseau, 2024).

📌 In this article, I’ll share some of the unexpected findings that challenge our assumptions about emotionally intelligent individuals and their responses to challenging workplace situations.

📌 In my study, I conducted a randomized scenario-based experiment with 366 participants and found a significant correlation between abusive supervision and increased employees’ revenge tendencies, along with a decrease in their inclination to forgive.

*ïžâƒŁ Interestingly, employees with high emotional intelligence demonstrated a greater ability to articulate their emotional responses and exhibited more complex nuances in their affective reactions to abusive supervision.
However, the most intriguing discovery was the dual role emotional intelligence plays as both a first-stage and second-stage moderator *ïžâƒŁ

🌀 While it helped mitigate revenge inclinations among high-level employees in their interactions with supervisors, it also created a paradoxical effect – a reduction in forgiveness intentions. This unexpected finding suggests that emotional intelligence might not always lead to positive outcomes and that there may be such a thing as “Too Much of a Good Thing” when it comes to emotional intelligence 🌀

✅ My research contributes valuable insights into emotional expertise and regulation, offering a fresh perspective on addressing emotionally challenging workplace experiences. It also opens the door for future investigations into the nuanced and delayed impact of emotional intelligence on various emotional processes and the distinct strategies individuals adopt in response to abusive supervision ✅

🔋 In conclusion, this study emphasizes the importance of understanding emotional intelligence’s complex and unexplored role in shaping employees’ reactions to abusive supervision. By recognizing its intricate influence, organizations can better support their employees and foster healthier, more productive work environments ✎

âœłïž –> Find the article on Emerald Publishing:

Hampton-Musseau, D. (2024). A Counterbalance to Supervisors’ Abusive Feedbacks: When Employees’ Strategic Emotional Intelligence Dampens Revenge Without Triggering Off Forgiveness Intentions. In N. M. Ashkanasy, A. C. Troth, & R. H. Humphrey (Eds.), Emotion in Organizations: A Coat of Many Colors (Vol. 19, pp. 85–116). Emerald Publishing Limited. https://doi.org/10.1108/S1746-979120240000019005

“A Counterbalance to Supervisors’ Abusive Feedbacks: When Employees’ Strategic Emotional Intelligence Dampens Revenge Without Triggering Off Forgiveness Intentions”

#EmotionalExpertise

🚀 Exciting News! The second part of my doctoral thesis has just been included in a new book chapter! 📖✹

—> Delving into the world of emotions, my latest publication explores the power of Strategic Emotional Intelligence in reshaping the narrative on abusive supervision 🧠💡

📚 Title: “A Counterbalance to Supervisors’ Abusive Feedbacks: When Employees’ Strategic Emotional Intelligence Dampens Revenge Without Triggering Off Forgiveness Intentions.”

🔍 Dive into the study: [https://doi.org/10.1108/S1746-979120240000019005]

🌟 Key Takeaways:
* Uncover the dynamics between abusive supervision, revenge, forgiveness, and Emotional Intelligence.
* Find out how Emotional Intelligence does not act as a superhero, countering abusive behaviors.
* Surprising twists: High EI individuals show lower revenge intentions but also fewer forgiveness intentions.

🌈 Why Does It Matter?
–> This research isn’t just about theories but strategies to combat workplace challenges. Discover how employees with Strategic Emotional Intelligence deal with abusive supervision!

🚹 Study Snapshot:
đŸ§Ș Methodology: A scenario-based experiment with 366 participants.
📊 Findings: AS linked positively to revenge and inversely to forgiveness.
✎ Emotional Intelligence emerges as a “double-edged sword.”
âœłïž High EI exhibited better emotional granularity compared to those with low EI (Lisa Feldman Barrett, Batja Mesquita, Todd Kashdan).
🌐 Originality: Novel insights into affective elements (core affect: valence and arousal) and the impact of Emotional Intelligence.

🔗 Future Ideas:
✅ Future research could explore the values and ethical reasons that high-EI employees may have for their actions or thoughts in an abusive context (such as emotion regulation motives) 🌐🚀

đŸ’ŒÂ Implications for Organizations:
– Having a high level of EI does not guarantee prosocial behavior and suggests that high-EI individuals may navigate processes, such as forgiveness, differently, potentially requiring more time.
– Finally, organizations should encourage responsible and ethical conduct (rules and values) that benefits society (Birgit Schyns, Barbara Wisse, Kimberley Breevaart).

🔍 Keywords: #EmotionalIntelligence #AbusiveSupervision #Sustainability

Let’s keep the conversation going! What are your thoughts on emotional expertise in the workplace and beyond? Please share your insights below! 👇💬

🙏 Thanks to Ashlea Troth, Neal M. Ashkanasy, and Ronald H Humphrey/FS/VCU

Emotion in Organizations: A Coat of Many Colors
Emotion in Organizations: A Coat of Many Colors

#ExpertiseEmotionnelle
🚀 Des nouvelles passionnantes ! La deuxiĂšme partie de ma thĂšse de doctorat vient d’ĂȘtre incluse dans un nouveau chapitre de livre ! 📖✹

—> Plongeant dans le monde des Ă©motions, ma derniĂšre publication explore le pouvoir de l’intelligence Ă©motionnelle stratĂ©gique pour remodeler le rĂ©cit sur la supervision abusive 🧠💡

📚 Titre : « Un contrepoids aux retours abusifs des superviseurs : lorsque l’intelligence Ă©motionnelle stratĂ©gique des employĂ©s attĂ©nue la vengeance sans dĂ©clencher des intentions de pardon. »

🔍 Plongez dans l’Ă©tude : [https://doi.org/10.1108/S1746-979120240000019005]

🌟 Points clĂ©s Ă  retenir :
* DĂ©couvrez la dynamique entre la supervision abusive, la vengeance, le pardon et l’intelligence Ă©motionnelle.
* DĂ©couvrez comment l’intelligence Ă©motionnelle n’agit pas toujours comme un super-hĂ©ros, face Ă  des comportements abusifs.
* Des rebondissements surprenants : les individus ayant une IE Ă©levĂ©e montrent moins d’intentions de vengeance mais aussi moins d’intentions de pardon.

🌈 Pourquoi est-ce important ?
–> Cette recherche ne porte pas seulement sur des thĂ©ories mais aussi sur des stratĂ©gies pour lutter contre les dĂ©fis sur le lieu de travail. DĂ©couvrez comment les employĂ©s dotĂ©s d’une intelligence Ă©motionnelle stratĂ©gique gĂšrent la supervision abusive !

🚹 SynthĂšse de l’Ă©tude :
đŸ§Ș MĂ©thodologie : Une expĂ©rimentation basĂ©e sur des scĂ©narios avec 366 participants.
📊 RĂ©sultats : AS liĂ© positivement Ă  la vengeance et inversement au pardon.
✎ L’intelligence Ă©motionnelle apparaĂźt comme une « Ă©pĂ©e Ă  double tranchant ».
âœłïž Un IE Ă©levĂ© prĂ©sentait une meilleure granularitĂ© Ă©motionnelle par rapport aux personnes ayant un IE faible (Lisa Feldman Barrett, Batja Mesquita, Todd Kashdan).
🌐 Originalité : nouvelles perspectives sur les Ă©lĂ©ments affectifs (affect principal : valence et excitation) et l’impact de l’intelligence Ă©motionnelle.

🔗 IdĂ©es futures :
✅ Des recherches futures pourraient explorer les valeurs et les raisons Ă©thiques que les employĂ©s Ă  haute IE peuvent avoir pour leurs actions ou leurs pensĂ©es dans un contexte abusif (comme les motivations de rĂ©gulation des Ă©motions) 🌐🚀

đŸ’ŒÂ Implications pour les organisations :
– Avoir un niveau d’IE Ă©levĂ© ne garantit pas un comportement prosocial et suggĂšre que les individus ayant un niveau d’IE Ă©levĂ© peuvent naviguer diffĂ©remment dans les processus, tels que le pardon, ce qui peut nĂ©cessiter plus de temps.
– Enfin, les organisations devraient encourager une conduite responsable et Ă©thique (rĂšgles et valeurs) qui profite Ă  la sociĂ©tĂ© (Birgit Schyns, Barbara Wisse, Kimberley Breevaart).

🔍 Mots clĂ©s : #Intelligence Ă©motionnelle #Supervision abusive #SoutenabilitĂ©

Poursuivons la conversation ! Que pensez-vous de l’expertise Ă©motionnelle sur le lieu de travail et au-delà ? Veuillez partager vos idĂ©es ci-dessous ! 👇💬

🙏 Merci à Ashlea Troth, Neal M. Ashkanasy et Ronald H Humphrey/FS/VCU

Refs:

– Hampton-Musseau, D. (2024). A Counterbalance to Supervisors’ Abusive Feedbacks: When Employees’ Strategic Emotional Intelligence Dampens Revenge Without Triggering Off Forgiveness Intentions. In N. M. Ashkanasy, A. C. Troth, & R. H. Humphrey (Eds.), Emotion in Organizations: A Coat of Many Colors (Vol. 19, pp. 85–116). Emerald Publishing Limited. https://doi.org/10.1108/S1746-979120240000019005

Ma thĂšse : « Le rĂŽle de l’expertise Ă©motionnelle des employĂ©s face Ă  la supervision abusive »

🎓 Big News! đŸŽ‰đŸ„łÂ    —– >   11th of December 2023

Thrilled to announce that I’ve officially earned my Ph.D. in Organizational Behavior! 🎉

After a journey filled with research, meetings, and many incredible people, I’m excited to share this achievement.

🌟 My thesis, “The Role of Employees’ Emotional Expertise in Confronting Abusive Supervision,” takes a thorough analysis of the intricate world of workplace emotions.

🔾 From Spinoza to sociopsychology, it’s been a ride of discoveries and unexpected insights!

🔍 Unraveling the historical evolution of emotional intelligence, the first co-authored article crafted a narrative that bridges the past with our modern understanding. Three empirical studies uncovered the relevance of emotional expertise in navigating the affective waves with abusive supervision and employee prosocial outcomes.

đŸ€Ż Who would’ve thought higher emotional intelligence might sometimes throw a curveball by reducing forgiveness? It’s all in there, challenging assumptions and paving the way for fresh perspectives in organizational behavior.

🌐 Beyond the academic excitement, my thesis isn’t just a document; it’s an invitation for future explorations in the delicate interplay between inherent abilities and acquired responses in the workplace. Emphasizing the importance of emotional abilities is not enough… what are the motives to regulate emotions at work? Fostering ethical policies in a trustworthy and caring environment is crucial! 🔆

đŸ„‚ Cheers to the countless hours of dedication, the support of mentors and colleagues, and the uncharted territories of knowledge explored! A massive thank you to everyone who’s been part of this journey. 🙏

Excited about what lies ahead in leveraging emotional expertise to create more sustainable workplace transformations!

⭐ PhDGraduate OrganizationalBehavior EmotionalExpertise NewBeginnings

Je suis ravi d’annoncer que j’ai officiellement obtenu mon doctorat en comportement organisationnel ! 🎉
AprĂšs un parcours rempli de recherches, de rencontres, et de plein de personnes incroyables, j’ai hĂąte de partager cette rĂ©alisation.
🌟 Ma thĂšse, « Le rĂŽle de l’expertise Ă©motionnelle des employĂ©s face Ă  la supervision abusive », plonge en profondeur dans le monde complexe des Ă©motions au travail.
🔾 De Spinoza Ă  la sociopsychologie, ce fut une aventure de dĂ©couvertes et d’Ă©clairages inattendus !
đŸ€Ż Qui aurait pensĂ© qu’une intelligence Ă©motionnelle plus Ă©levĂ©e pourrait parfois rĂ©duire le pardon ? Tout ceci ouvre la voie Ă  de nouvelles perspectives en matiĂšre de comportement organisationnel.

🌐 Et n’oublions pas l’aspect pratique : souligner l’importance de l’expertise Ă©motionnelle et favoriser les politiques Ă©thiques, la confiance et l’Ă©quilibre travail-vie personnelle dans un paysage professionnel controversĂ© actuel.

đŸ„‚ Un immense merci Ă  tous ceux qui ont fait partie de ce voyage.

🙏 EnthousiasmĂ© de tirer parti de l’expertise Ă©motionnelle pour crĂ©er des lieux de travail plus durables !

Fortitude – fermetĂ© et gĂ©nĂ©rositĂ© comme comprĂ©hension joyeuse de la nĂ©cessitĂ©

#Fortitude

âœłïž Le soin (care) est essentiel Ă  une existence pleine de sens, et le soutien est le langage silencieux de la compassion qui relie les cƓurs en cas de besoin 🧡💛

📌 Spinoza pensait que les humains avaient un Ă©lan rationnel pour agir de maniĂšre morale (cad bienveillante) envers les autres Ă  partir d’un point de dĂ©part de pur intĂ©rĂȘt personnel :

“Le dĂ©sir de faire du bien qu’engendre en nous le fait que nous vivions sous la conduite de la raison, je l’appelle moralitĂ© (pietas).” (Eth. IV, Prop. 37, scolie 1).

✅ Spinoza a Ă©galement dĂ©clarĂ© “Le bien que dĂ©sire pour lui-mĂȘme tout homme qui pratique la vertu, il le dĂ©sirera Ă©galement pour les autres hommes” (Eth. IV, Prop. 37).

🔋 Spinoza a appelĂ© la fortitude, le pouvoir d’agir selon notre entendement, et l’a divisĂ© en deux catĂ©gories (Éthique III, Prop 59, Note) :

“Toutes les actions qui rĂ©sultent de cet ordre d’affections qui se rapportent Ă  l’Ăąme en tant qu’elle pense, constituent la force d’Ăąme (fortitude). Il y en a deux sortes : la fermetĂ© (animositas) et la gĂ©nĂ©rositĂ© (generositas).

J’entends par fermetĂ©, ce dĂ©sir qui porte chacun de nous Ă  faire effort pour conserver son ĂȘtre en vertu des seuls commandements de la raison.

J’entends par gĂ©nĂ©rositĂ©, ce dĂ©sir qui porte chacun de nous, en vertu des seuls commandements de la raison, Ă  faire effort pour aider les autres hommes et se les attacher par les liens de l’amitiĂ©.”

🔆 FermetĂ© et gĂ©nĂ©rositĂ© ne sont donc, en rĂ©alitĂ©, rien d’autre que la comprĂ©hension joyeuse de la nĂ©cessitĂ© (voir Jaquet et al., 2003) 🔆

🌀 En cette nouvelle annĂ©e qui commence, nous pourrions Ă©couter la citation d’Albert Schweitzer :

“Le but de la vie humaine est de servir, de faire preuve de compassion et de volontĂ© d’aider les autres. C’est seulement alors que nous devenons nous-mĂȘmes de vĂ©ritables ĂȘtres humains.” 🎁

English version:

âœłïž Care is essential to a meaningful existence, and support is the silent language of compassion that bridges hearts in times of need 🧡💛

📌 Spinoza thought humans have a rational impetus to act in moral (that is, benevolent) ways toward others from a starting point of pure self-interest:

“The desire to do good generated in us by our living according to the guidance of reason, I call morality” (Eth. IV, Prop. 37, sch. 1).

✅ Spinoza also stated “The good which everyone who seeks virtue wants for himself, he also desires for other men” (Eth. IV, Prop. 37).

🔋 Spinoza called fortitude the power to act following our understanding, and divided it into two categories (Ethics III, Prop 59, Note):

“All the actions which follow from the emotions which are related to the mind insofar as it thinks I ascribe to fortitude, which I divide into strength of mind (animositas) and generosity (generositas).

By ‘strength of mind’ I mean the desire by which each person endeavors from the dictates of reason alone to preserve his own being.

By ‘generosity’ I mean the desire by which, from the dictates of reason alone, each person endeavors to help other people and to join them to him in friendship.”

🔆 Strength of mind and generosity are, therefore, in reality, nothing other than the joyful understanding of necessity (See Jaquet et al., 2003) 🔆

🌀 On this starting new year, we might heed Albert Schweitzer’s quote:

“The purpose of human life is to serve, and to show compassion and the will to help others. Only then have we ourselves become true human beings.” 🎁

#OneEarth #Sustainability #Care

References:

  • Jaquet, C., SĂ©vĂ©rac, P., & Suhamy, A. (Eds.). (2003). Fortitude et Servitude. Lectures de l’Éthique IV de Spinoza (1er Ă©dition). KimĂ©.
  • James, S. (2020). Fortitude: Living in the Light of Our Knowledge. In S. James (Ed.), Spinoza on Learning to Live Together (pp. 197–212). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/oso/9780198713074.003.0014